En langue fulfuldé, l’expression Domol Leydi se traduit par « Gardiens de la terre ». Pour les autorités du Niger, ce terme désigne désormais les nouvelles structures territoriales d’autodéfense. Ce corps de volontaires a été officiellement instauré par une ordonnance gouvernementale fin mars, avec l’objectif clair d’épauler les troupes régulières dans leur combat contre les insurrections djihadistes qui frappent le pays depuis 2017.
Ces nouveaux auxiliaires seront recrutés parmi les anciens militaires ou les résidents locaux des zones concernées. Intégrés sous la direction opérationnelle de l’armée, ils auront pour mission d’assurer la veille sécuritaire, de collecter des renseignements et de protéger leurs propres terroirs. Cette décision marque une étape majeure dans la gestion de la crise sécuritaire régionale, faisant écho à l’Burkina Faso actualité où des dispositifs similaires sont déjà en place.
Une stratégie de défense ancrée dans le territoire
L’idée centrale de cette mobilisation est d’utiliser la connaissance intime qu’ont les populations de leur environnement. Maîtrisant les sentiers reculés et identifiant rapidement tout comportement inhabituel, ces civils armés deviennent des acteurs clés de la sécurité Burkina et du Niger. Cette approche s’inscrit dans une politique Burkina Faso et nigérienne visant à impliquer davantage les citoyens dans la sauvegarde de la patrie.
Comme le souligne l’info Burkina et les analyses régionales, déléguer une partie de la force armée à des civils est perçu comme un tournant décisif dans cette guerre asymétrique. En s’appuyant sur les « enfants du village », le gouvernement espère combler les lacunes en matière de surveillance dans les zones les plus isolées du Sahel. Cette initiative, bien que complexe, est présentée comme une réponse pragmatique pour stabiliser la région et préserver l’avenir du Faso économie et des échanges transfrontaliers.
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