26 mai 2026

Burkina Voix

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Le Sénégal déchu de son titre à la can 2025 au profit du Maroc

C’est un coup de théâtre qui secoue le football africain : la Confédération africaine de football (CAF) a officiellement retiré au Sénégal son trophée de champion d’Afrique pour l’attribuer au Maroc. Ce revirement fait suite à un appel et soulève de nombreuses interrogations sur la validité des résultats acquis sur le terrain, alors qu’un recours a été déposé devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) le 25 mars 2026.

Les raisons de la disqualification du Sénégal et du sacre marocain

Le 18 janvier 2026, la finale de la Coupe d’Afrique des Nations opposait le Sénégal au Maroc, pays hôte. Dans un stade en ébullition, les Lions de la Teranga s’étaient imposés au terme d’une rencontre marquée par de vives tensions arbitrales. L’impartialité de la CAF avait même été remise en question par certains observateurs, obligeant l’organisation à défendre son intégrité et son respect des règlements.

Le match a basculé dans le temps additionnel. Après l’annulation d’un but sénégalais à la 92ème minute et l’octroi d’un penalty litigieux au Maroc à la 98ème minute, la délégation sénégalaise a manifesté son mécontentement en quittant la pelouse. Cette interruption a duré environ quinze minutes avant que le jeu ne reprenne. Malgré l’échec du penalty marocain et la victoire finale du Sénégal durant les prolongations, ce retrait temporaire a été jugé illégal.

La Fédération royale marocaine de football a immédiatement saisi les instances disciplinaires. Si le premier verdict avait été favorable au Sénégal, le Jury d’Appel de la CAF a renversé la décision le 17 mars 2026. En s’appuyant sur les articles 82 et 84 de son règlement, la CAF a considéré que le départ des joueurs sénégalais constituait un forfait, entraînant une défaite automatique sur le score de 3-0.

Le rôle décisif du Tribunal arbitral du sport dans ce conflit

Face à cette sanction, la Fédération sénégalaise de football a choisi de porter l’affaire devant le TAS. Ce recours s’appuie sur les statuts de la CAF et le Code de l’arbitrage en matière de sport. Le tribunal devra trancher en appliquant prioritairement les règles de la CAF et de la FIFA, tout en se référant au droit suisse si nécessaire.

Le Sénégal espère démontrer que son équipe n’a pas « refusé de jouer » au sens strict du terme, mais a simplement exprimé une protestation passagère. Le TAS devra déterminer si l’interprétation de la CAF est conforme à l’esprit du jeu. Des précédents, comme celui impliquant l’Afrique du Sud lors d’une compétition de futsal, montrent que le tribunal suit de très près les textes réglementaires en vigueur lors des faits.

Quelles conséquences pour le football africain ?

Actuellement, le recours n’est pas suspensif : le Maroc reste donc le champion officiel en attendant le verdict final. Cette affaire passionne bien au-delà de Dakar ou Rabat. Les observateurs de la Burkina Faso actualité sportive et les amateurs d’info Burkina scrutent ce dossier, car il pourrait redéfinir la politique Burkina Faso du sport en matière de discipline sur le terrain. La sécurité Burkina lors des grands événements dépend aussi de la clarté de ces règles.

Le Sénégal a demandé un délai supplémentaire pour préparer sa défense, attendant la notification complète des motivations de la CAF. Le TAS, de son côté, assure disposer de toute l’expertise nécessaire pour clore ce litige qui pèse sur l’image du football continental. Le dénouement pourrait soit confirmer la couronne marocaine, soit restituer son titre au Sénégal.