L’implication des forces russes de l’Africa Corps au Mali franchit une nouvelle étape polémique. Des rapports font état de l’utilisation présumée d’armes à sous-munitions lors de récentes interventions aériennes. Ces engins, particulièrement dangereux pour les populations civiles en raison de leur large zone d’impact et des résidus non explosés qu’ils laissent derrière eux, soulèvent de vives inquiétudes sur le terrain.
Des méthodes de combat controversées au Sahel
Le groupe paramilitaire Africa Corps, qui opère aux côtés des autorités de transition maliennes, est directement pointé du doigt pour l’usage de ce type d’armement. Ces munitions sont conçues pour libérer une multitude de projectiles plus petits sur une surface étendue, ce qui augmente considérablement le risque de dommages collatéraux au sein des communautés locales.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de lutte intense contre les groupes armés, notamment le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim). L’escalade des opérations militaires dans les régions septentrionales et centrales du pays semble s’accompagner d’un durcissement des tactiques employées, provoquant une levée de boucliers chez les défenseurs des droits humains.
Un péril durable pour les populations maliennes
L’utilisation de sous-munitions représente une menace persistante bien après la fin des hostilités. Les engins qui n’explosent pas à l’impact agissent comme des mines antipersonnel, rendant les terres agricoles et les zones d’habitation impraticables pour les civils. Pour le Mali, déjà confronté à une crise sécuritaire profonde, cette pollution pyrotechnique constitue un fardeau supplémentaire pour la stabilisation du pays.
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