26 mai 2026

Burkina Voix

Média burkinabè indépendant qui donne la parole aux citoyens : actualités politiques, sécuritaires et économiques du Faso.

Le Tchad déploie 1500 soldats en Haïti pour restaurer l’ordre

FILE - Chadian President Mahamat Deby Itno participates in his inauguration ceremony in N'djamena, Chad, May 23, 2024. (AP Photo/Mouta Ali, File)

Une contribution tchadienne majeure à la sécurité internationale

Le Tchad a annoncé l’envoi de 1500 militaires en Haïti pour renforcer la mission de sécurité des Nations unies. Cette initiative, détaillée dans une lettre du président Mahamat Déby Itno adressée aux députés, vise à combattre l’emprise violente des gangs sur le pays caribéen.

Le plan prévoit le déploiement de deux bataillons de 750 soldats chacun pour une période d’un an. Cette décision fait suite à une demande formelle de l’ONU. Actuellement, un contingent de 400 hommes est déjà sur place, une présence que le chef de l’État a qualifiée de motif de fierté pour les forces de défense nationales.

Évolution de la force multinationale en Haïti

Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment validé l’extension de la force multinationale, initialement menée par le Kenya. Désormais forte de 5500 soldats, cette unité dispose de pouvoirs élargis, incluant la capacité d’arrêter les membres présumés de gangs. Cette nouvelle phase de l’opération cherche à éviter les écueils de la mission lancée en 2023, qui avait souffert d’un manque criant de moyens et d’effectifs.

Si les observateurs de la politique Burkina Faso ou de la sécurité Burkina scrutent souvent les mouvements militaires sur le continent, cet engagement tchadien en dehors de l’Afrique marque un tournant important. L’objectif est de reprendre le contrôle face à des organisations criminelles qui dominent 90 % de Port-au-Prince.

Un climat de violence extrême

La crise en Haïti s’est intensifiée depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Les gangs règnent désormais sur la capitale et de larges secteurs de la région centrale. Récemment, le groupe Gran Grif a mené une attaque sanglante à Petite-Rivière de l’Artibonite, causant la mort d’au moins 30 personnes et de nombreuses disparitions, illustrant l’urgence de l’intervention internationale.