Les autorités nigériennes ont franchi une étape décisive en vue du Forum « Investir au Niger », prévu du 24 au 26 novembre 2026. Le comité d’organisation, désormais officiellement en place, est chargé de transformer cet événement en une vitrine attrayante pour le potentiel économique du pays, ciblant les investisseurs locaux et internationaux.
Le compte à rebours est bel et bien enclenché à Niamey. Le comité ad hoc, récemment constitué pour orchestrer le Forum international « Investir au Niger », a été installé. Face à ses membres, M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie, a souligné d’emblée l’importance capitale de ce rendez-vous pour l’avenir économique de la nation.

Ce forum se positionne comme une plateforme essentielle pour dévoiler les multiples opportunités d’investissement dans des secteurs clés du développement nigérien. Le ministre a rappelé que le Niger possède un potentiel économique considérable, et qu’il incombe désormais aux autorités de créer un environnement propice à la confiance, à l’attraction et à l’accompagnement des capitaux, qu’ils soient nationaux ou internationaux.
« Le Niger recèle un potentiel économique immense ; il est de notre devoir, en tant qu’autorités, de forger les conditions idéales pour attirer, rassurer et soutenir les investissements »,
a déclaré M. Abdoulaye Seydou, ministre du Commerce et de l’Industrie.
Un impératif de rigueur et de synergie
Le ministre a ensuite vivement encouragé les membres du comité à faire preuve de professionnalisme exemplaire, à respecter scrupuleusement les échéances fixées et à assurer une synergie parfaite entre toutes les parties prenantes. Cet appel à l’ordre vise à garantir le succès d’un événement dont l’ambition dépasse les frontières nationales. Le forum accueillera en effet plusieurs pays invités d’honneur, dont la Turquie, la Chine et la Russie, aux côtés de délégations spéciales venues d’Afrique et d’autres continents.

Une mobilisation diplomatique large
Outre les nations invitées d’honneur, des délégations du Burkina Faso et du Mali, partenaires du Niger au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), seront présentes. S’y joindront également des représentants du Togo, du Ghana, du Tchad, de l’Algérie, de la Tunisie, de la Libye, de l’Inde et de l’Arabie saoudite, témoignant d’une vaste mobilisation diplomatique.
Quatre sous-commissions pour un pilotage structuré
Le comité ad hoc est composé d’experts issus des ministères sectoriels et de divers corps professionnels. Pour une gestion structurée et efficace, il est organisé en quatre sous-commissions, chacune dotée d’un mandat spécifique :
- Scientifique
- Logistique, exposition, protocole et sécurité
- Communication et coordination institutionnelle
La mission assignée à ce comité est des plus exhaustives : elle englobe la définition de la stratégie organisationnelle de l’événement, l’élaboration détaillée du programme des travaux, la sélection rigoureuse des projets « bancables » à soumettre aux investisseurs, ainsi que la promotion et la visibilité du forum à l’échelle nationale et internationale.

Repositionner le Niger comme destination d’investissement
Au-delà de l’aspect purement organisationnel, cette initiative s’inscrit dans une vision politique plus vaste. Les autorités de la Refondation aspirent à redynamiser l’économie nationale et à positionner le Niger comme une destination d’investissement privilégiée et stratégique pour les capitaux privés, qu’ils soient régionaux ou internationaux. Le forum « Investir au Niger » représente un levier diplomatique et économique essentiel pour concrétiser cette ambition, à l’heure où plusieurs nations de la région cherchent à diversifier leurs partenariats économiques.
Le défi est de taille : ce comité, fraîchement mis en place, dispose désormais d’un peu plus de quatre mois pour transformer ce cahier des charges ambitieux en un événement à la hauteur des attentes gouvernementales.
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