Grand-Bassam, Côte d’Ivoire — Un atelier d’envergure consacre deux journées à la validation des rapports stratégiques sur l’économie bleue. Organisé par l’agence onusienne dédiée à l’alimentation et à l’agriculture, cet événement rassemble les acteurs clés du secteur pour aligner les initiatives locales avec les ambitions nationales en matière de développement durable.
Au cœur des débats, la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire et la gestion responsable des ressources naturelles se dessine comme une priorité absolue. Dedi Séraphin, en charge des programmes à la FAO en Côte d’Ivoire, a rappelé l’engagement historique de l’organisation aux côtés du gouvernement ivoirien. « Notre collaboration vise à structurer des politiques publiques ambitieuses, en particulier dans le domaine de l’économie bleue, qui englobe la valorisation des ressources aquatiques, halieutiques et côtières », a-t-il précisé.
Les quatre groupes thématiques réunis pour cet atelier ont élaboré des documents stratégiques conçus pour éclairer les décisions politiques et guider les investissements futurs. Ces rapports, fruit d’un travail minutieux, intègrent les spécificités locales et les priorités nationales, offrant ainsi une base solide pour des actions concrètes.
Des outils stratégiques au service des politiques publiques
Les documents élaborés par les groupes thématiques ne sont pas de simples rapports : ils représentent des leviers essentiels pour orienter les choix stratégiques et les investissements dans le secteur. Leur rôle est d’éclairer les décideurs sur les meilleures voies à emprunter pour concilier croissance économique et préservation des écosystèmes.
Dedi Séraphin a appelé les participants à tirer pleinement parti de ces échanges pour identifier des partenariats public-privé innovants. « Ces deux jours doivent permettre de passer des idées aux actes, en formulant des recommandations précises, réalisables et assorties de calendriers clairs », a-t-il insisté. L’objectif ? Transformer l’économie bleue en un moteur de développement durable, capable de générer des emplois et de renforcer la résilience des communautés.
Le gouvernement ivoirien pleinement engagé
Le conseiller technique du ministre des Ressources animales et halieutiques, Dr Kaba Ibrahima, a réaffirmé l’engagement sans faille des autorités ivoiriennes. « La Côte d’Ivoire mise sur une économie bleue durable pour garantir sa souveraineté alimentaire, réduire le chômage des jeunes et stimuler l’innovation économique », a-t-il déclaré.
Il a salué le soutien indéfectible de la FAO, dont l’expertise technique et méthodologique a permis de structurer cette dynamique. « Leur accompagnement est un pilier pour concrétiser les priorités nationales et bâtir un avenir où les ressources marines et côtières seront exploitées de manière responsable et profitable », a-t-il ajouté.
Une mobilisation collective pour des résultats tangibles
Cet atelier rassemble un large éventail d’acteurs : experts, chercheurs, représentants des ministères concernés, acteurs du secteur privé, partenaires financiers et membres de la société civile. Ensemble, ils œuvrent pour que les recommandations issues de ces travaux deviennent une réalité opérationnelle.
Les discussions, riches et constructives, visent à définir des actions prioritaires, avec des échéances réalistes et des mécanismes de financement adaptés. L’enjeu est de taille : faire de l’économie bleue un pilier de la croissance inclusive et de la durabilité environnementale en Côte d’Ivoire.
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