3 août 2026

Burkina Voix

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Washington maintient son appui à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental

Dans une communication officielle adressée au roi Mohammed VI, Donald Trump a réitéré la position constante des États-Unis, qui confirme la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. L’ancien président américain a également exprimé un soutien appuyé au plan d’autonomie proposé par Rabat, le qualifiant de « solution sérieuse, réaliste et unique pour résoudre ce conflit de manière juste et durable ».

Le président a souligné l’impératif de dépasser le statu quo actuel, jugé « inacceptable ». Il a affirmé qu’une résolution du différend favoriserait la prospérité et renforcerait l’intégration entre les nations du continent africain. Les États-Unis, a-t-il précisé, sont déterminés à poursuivre leurs efforts pour aboutir à une issue rapide et définitive à cette longue querelle.

Ce rapprochement diplomatique entre le Maroc et les États-Unis trouve ses racines en décembre 2020. À l’époque, durant les derniers jours de son premier mandat, Donald Trump avait formalisé la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision s’inscrivait dans le cadre d’un accord plus large incluant la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, intégrant ainsi Rabat aux signataires des accords d’Abraham.

Au-delà de l’aspect territorial, la Maison Blanche a salué le rôle majeur du Maroc dans la sécurité régionale. Le royaume est perçu comme un partenaire stratégique essentiel dans la lutte contre le terrorisme et face aux défis sécuritaires globaux. Donald Trump a également rendu hommage au « leadership éclairé » du roi Mohammed VI, soulignant son engagement en faveur de la paix régionale. Cet engagement, notamment dans la lutte contre l’extrémisme et pour la sécurité des citoyens américains et marocains, illustre la robustesse du partenariat stratégique bilatéral.

Dans ce contexte, le président américain a annoncé une intensification de la coopération opérationnelle entre Washington et Rabat en Afrique du Nord-Ouest. Les deux nations collaboreront étroitement pour consolider la sécurité dans la région du Sahel.

Les origines du conflit du Sahara occidental

Le Sahara occidental, un territoire riche en ressources naturelles telles que les phosphates et les produits de la pêche, reste une source majeure de tensions diplomatiques en Afrique du Nord. Il est au cœur d’une discorde historique entre le Maroc et l’Algérie, cette dernière apportant son soutien officiel au Front Polisario, mouvement qui revendique l’indépendance de cette ancienne possession coloniale espagnole.

Le Maroc propose un plan d’autonomie substantielle pour le territoire, tout en maintenant sa souveraineté. Le Front Polisario, quant à lui, milite pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination, permettant aux populations locales de choisir leur propre avenir politique.

Le conflit a éclaté en 1975, lorsque l’Espagne s’est retirée du territoire, alors connu sous le nom de « Sahara espagnol », après plus de neuf décennies d’administration. Le départ de Madrid a conduit à une escalade des tensions, dégénérant en guerre entre le Maroc et le Front Polisario, avant qu’un cessez-le-feu ne soit instauré en 1991 sous l’égide des Nations unies.

Rabat considère le Sahara occidental comme une partie intégrante de son territoire, invoquant des liens historiques d’allégeance entre les tribus sahraouies et la monarchie alaouite. L’Algérie, de son côté, soutient la position du Front Polisario, qui a proclamé la « République sahraouie » en 1976, estimant que la résolution du conflit passe par l’exercice du droit à l’autodétermination et l’achèvement du processus de décolonisation.

L’année dernière, à l’occasion du 50e anniversaire de la Marche verte – un événement où environ 350 000 civils marocains avaient rallié le Sahara espagnol en 1975 – le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution. Ce texte a jugé que l’autonomie sous souveraineté marocaine constituait « la base la plus sérieuse » pour un règlement du conflit.

La résolution, adoptée le 31 octobre avec 11 voix pour et aucune contre, exhorte les parties à reprendre les négociations en se basant sur le plan d’autonomie présenté par le Maroc aux Nations unies en 2007.

Ce texte onusien a estimé que cette proposition pourrait représenter « la solution la plus réaliste » et servir de « socle » pour les futures négociations visant à clore un conflit qui perdure depuis près d’un demi-siècle.

À cette occasion, le roi Mohammed VI avait affirmé que le royaume entrait dans « une phase décisive de son histoire contemporaine », déclarant : « Le temps du Maroc unifié est venu. »