Ce récent transfert, impliquant quinze individus, ne s’inscrit pas comme un événement isolé. Il y a quatre mois, un accord confidentiel avait été paraphé près de Montreux, engageant l’AFC/M23 et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Ce document, dont les détails sont restés discrets, a finalement jeté les bases de cette première opération concrète. Cependant, ce n’était pas la première tentative pour résoudre ce dossier délicat ; un précédent échéancier, fixé en avril, s’était soldé par un échec, aucune libération n’ayant eu lieu. Ainsi, ces quinze hommes sont devenus les protagonistes d’un processus complexe, jalonné de nombreux rendez-vous manqués, dont l’issue était très attendue.
Ces quinze personnes étaient retenues à Beni depuis plusieurs semaines déjà. Les circonstances précises de leur arrivée dans cette ville n’avaient pas été clairement établies à l’époque. Leur période de détention s’étendait sur plusieurs mois. Le rôle du CICR, strictement limité au transport et à la remise des individus une fois qu’ils sont regroupés en un point précis, n’avait pas encore été activé. En effet, l’institution n’intervient qu’après le rassemblement physique des personnes. La logistique de leur acheminement depuis Kinshasa jusqu’à Beni demeure imprécise. Des informations suggèrent que la coordination gouvernementale dans cette phase aurait pu être améliorée, sans fournir davantage de détails.
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