13 juin 2026

Burkina Voix

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Pourquoi Ousmane Sonko se méfie de la nomination de me Moussa Sarr au gouvernement

Le leader du parti Pastef, Ousmane Sonko, ne cache pas ses appréhensions suite à la désignation de Me Moussa Sarr au poste de ministre de la Justice. Cette nomination, perçue comme un signal inquiétant, place le nouveau Garde des Sceaux sous une surveillance étroite de la part de l’opposition, qui craint des répercussions sur les dossiers judiciaires en cours.

Gouvernement : Ce qui fait peur à Ousmane Sonko avec la nomination de Me Moussa Sarr

À peine les membres du nouvel exécutif installés, les premières voix discordantes se font entendre au Sénégal. Ousmane Sonko a ciblé particulièrement le ministère de la Justice, estimant que le profil choisi n’est pas de nature à instaurer un climat de confiance pour sa formation politique. Il pointe du doigt le rôle passé de l’avocat dans des procédures judiciaires ayant directement impacté Pastef.

« Le choix effectué pour la Justice ne nous rassure pas. Il s’agit d’un protagoniste qui a été au centre de dossiers sensibles gérés par certaines instances judiciaires », a martelé le président de Pastef. Bien qu’il affiche une certaine réserve en attendant les premières décisions concrètes du ministre, la méfiance reste palpable.

Ousmane Sonko a d’ores et déjà prévenu que son camp resterait vigilant : « Nous émettons des doutes légitimes et nous observerons de près. L’Assemblée nationale servira de cadre pour agir si nécessaire. »

Des avertissements lancés à Al Amine Lô

Le Garde des Sceaux n’est pas le seul à être dans le viseur du leader politique. Le Premier ministre Al Amine Lô a également reçu une mise en garde explicite. Ousmane Sonko lui reproche de s’éloigner de sa mission de technocrate pour s’aventurer sur le terrain politique.

« Il a été nommé pour ses compétences techniques, il doit donc s’en tenir à ce rôle et éviter les manœuvres politiques », a déclaré Sonko. Ce dernier a ajouté être informé de certaines actions menées en coulisses par le chef du gouvernement, l’invitant à ne pas franchir la ligne rouge sous peine de voir la courtoisie actuelle s’estomper.

Tensions internes au sein de Pastef

La colère d’Ousmane Sonko s’étend aussi à ses propres rangs. Plusieurs figures du parti ont accepté des postes ministériels sans l’aval de la direction. Parmi les noms cités figurent Balla Moussa Fofana, Ibrahima Sy et Yankoba Diémé.

Le leader de Pastef a tenu à clarifier la situation en précisant que ces personnalités siègent au gouvernement à titre individuel et non au nom du parti. Il a souligné que des mesures seraient prises ultérieurement pour statuer sur leur situation au sein de l’organisation.

Ces déclarations soulignent une période de fortes turbulences politiques au Sénégal. Si l’attention se focalise sur Me Moussa Sarr, c’est toute la cohésion de la nouvelle équipe gouvernementale et ses relations avec l’opposition qui semblent aujourd’hui mises à l’épreuve.