Le Gabon franchit une étape décisive dans sa transformation économique avec le lancement du projet stratégique du port de Kobe-Kobe. Ce chantier phare s’inscrit dans une vision ambitieuse : faire du pays un acteur clé de la logistique en Afrique centrale d’ici 2030. Moins d’un mois après la signature d’un accord historique avec Africa Global Logistics (AGL), les autorités gabonaises ont concrétisé leur engagement en posant, hier, la première pierre du futur port en eau profonde.
Ce projet d’envergure, piloté par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, marque un tournant majeur. Il inclut la construction d’un terminal minéralier, d’un quai polyvalent, d’une boucle ferroviaire, d’une zone résidentielle, d’un espace de stockage pour les cargos et de bureaux administratifs. L’objectif ? Renforcer la souveraineté économique du Gabon en produisant localement ses ressources naturelles et en réduisant sa dépendance aux importations.
Le chef de l’État a rappelé avec fermeté : « Chaque acteur doit contribuer activement à ce projet intégrateur. Mines, sidérurgie, usines de transformation… Tous doivent œuvrer ensemble pour générer des résultats concrets. »
Le ministre des Transports et de la Marine marchande, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a souligné l’ampleur de cette initiative : « Ce n’est pas qu’un simple chantier, c’est l’acte fondateur d’un nouveau modèle de développement. Nous misons sur l’industrialisation, la création de valeur locale et la souveraineté logistique. Le Gabon se positionne ainsi comme un hub incontournable en Afrique centrale. »
Selon les projections, le port de Kobe-Kobe, classé parmi les cinq plus grands projets miniers au monde, commencera ses exportations en avril 2031. Le corridor ferroviaire, d’une longueur de 550 km, reliera les sites de production au complexe portuaire en seulement huit heures, optimisant ainsi les flux de marchandises.
Pour garantir une main-d’œuvre qualifiée, des jeunes Gabonais seront formés en amont. Les retombées économiques sont immenses : plus de 100 000 emplois créés, une hausse de plus de 50 % du PIB et une valeur annuelle estimée à plus de 10 milliards de dollars. Un levier sans précédent pour l’économie gabonaise.
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