Cameroun — Après deux mois d’absence remarquée, les autorités camerounaises brisent le silence. Le gouvernement confirme que Paul Biya est en vie et promet son retour imminent, alors que les rumeurs sur son état de santé s’amplifient.
Un retour imminent malgré l’absence prolongée
Le président camerounais, Paul Biya, n’apparaît plus en public depuis le 7 juin, alimentant les spéculations sur son état de santé. Face à cette situation, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, a finalement pris la parole ce dimanche 2 août pour apaiser les craintes des Camerounais.
Rassurer la population et écarter les doutes
Le responsable gouvernemental a catégoriquement rejeté l’hypothèse d’une vacance du pouvoir, soulignant que seule une décision du Conseil constitutionnel peut officialiser une telle situation. « Le Conseil constitutionnel n’a pas statué en faveur d’une vacance du pouvoir. Le président Paul Biya est vivant et n’a pas démissionné », a-t-il affirmé avec fermeté.
Cette déclaration vise également à répondre aux demandes insistantes de l’opposition, qui exige depuis des semaines la reconnaissance d’une vacance du pouvoir en raison de l’absence prolongée du chef de l’État.
Un retour proche, mais sans précision
Interrogé sur la localisation actuelle de Paul Biya et la date de son retour, René Emmanuel Sadi a préféré rester évasif, tout en laissant entendre que le président regagnera bientôt le territoire national. « Je ne peux pas vous préciser quand le président Paul Biya reviendra. Même si je le savais, ce n’est pas à moi de l’annoncer. Je peux simplement vous assurer qu’il rentre très prochainement », a-t-il expliqué.
Un dirigeant historique au cœur des interrogations
À 93 ans, Paul Biya occupe la présidence du Cameroun depuis 1982, ce qui en fait le doyen des chefs d’État en exercice dans le monde. Son départ pour un « court séjour privé en Europe » le 7 juin, accompagné de son épouse Chantal Biya, n’a donné lieu à aucune apparition publique depuis, une situation inédite depuis son accession au pouvoir.
Pourtant, la présidence continue de publier des actes officiels signés en son nom. Le 22 juillet, plusieurs décrets portant la mention « Yaoundé » comme lieu de signature ont été rendus publics, relançant les débats sur les réseaux sociaux quant à leur authenticité et alimentant les spéculations sur son état de santé et sa localisation.
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