Le programme des obsèques d’Alexis Dipanda Mouelle, premier président de la Cour suprême du Cameroun, a été publié par sa famille. Les cérémonies se dérouleront du lundi 22 au samedi 27 juin 2026.
Recueillement et prières à Yaoundé
Du 22 au mercredi 24 juin 2026, des séances de recueillement et de prières sont prévues de 18h à 19h au domicile familial, situé au carrefour Bastos à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun.
Le jeudi 25 juin 2026, à 10h, la levée du corps aura lieu à la morgue de l’hôpital général de Yaoundé. S’ensuivront les hommages judiciaires à la Cour suprême.
Messe et veillée
À 15h, une messe sera célébrée à la Basilique Marie Reine des apôtres de Mvolye. La journée s’achèvera par une veillée au domicile familial.
Le vendredi 26 juin 2026, le cortège funèbre prendra la direction du village Bonakou-Bwapaki. Une halte est prévue à la concession familiale à Bonakouamouang par Akwa à Douala, suivie d’une veillée dans le village natal d’Alexis Dipanda Mouelle. L’inhumation aura lieu le samedi 27 juin 2026.
Un parcours marquant
Né le 25 mars 1942 à Bonakou-Bwapaki (région du Littoral), Alexis Dipanda Mouelle était un haut magistrat camerounais. Il a dirigé la Cour suprême en tant que premier président de 1990 à 2014, après avoir intégré la magistrature en 1965. Il est décédé le 4 mai 2026 à l’âge de 84 ans.
Formé à l’Université de Paris, il a été secrétaire général du ministère de la Justice en 1975 avant d’être nommé à la tête de la Cour suprême en 1986. Il y est resté 24 ans, jusqu’à sa retraite le 31 décembre 2014. Son successeur est Daniel Mekobe Sone.
L’élection présidentielle de 1992
Son nom est associé à la validation de l’élection présidentielle de 1992. C’est lui qui a proclamé la victoire de Paul Biya (39,98 % des voix) face à Ni John Fru Ndi (35,9 %), un verdict controversé dans le contexte du retour au multipartisme.
Fonctions internationales
Au-delà du Cameroun, Alexis Dipanda Mouelle a présidé la 17e session du Comité des Nations unies contre la torture, a été membre de la Chambre d’arbitrage de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye, et membre de l’Institut international de droit d’expression et d’inspiration françaises (IDEF).
Plus d'histoires
Gabon : le mégaprojet portuaire de Kobé-Kobé entre en phase de construction
Festival de Fès : la diplomatie culturelle marocaine se met en scène
Gabon : le président Oligui Nguema inspecte les chantiers du littoral à Libreville