Un rassemblement d’envergure pour renforcer la paix spirituelle
La capitale du Niger, Niamey, a accueilli les 6 et 7 juin un colloque d’envergure internationale axé sur le rôle de la Commanderie des Croyants dans l’encadrement du champ religieux africain. Organisée par la Fondation Mohammed VI des Oulémas Africains, cette rencontre a permis de dégager des recommandations scientifiques visant à préserver les valeurs de paix, de tolérance et de coexistence harmonieuse.
L’islam modéré comme rempart contre les divisions
Face aux tensions religieuses qui traversent le continent africain, ce colloque a mis en lumière les principes de l’islam modéré, essentiels pour favoriser une coexistence pacifique et une cohésion sociale solide. « Les divergences d’opinions religieuses ne doivent pas entraver l’unité des musulmans. Ce rassemblement a permis de rappeler les vertus de l’islam traditionnel, porteur de tolérance et de dialogue », a déclaré Ibrahim Hamgar, secrétaire général de la section nigérienne de la Fondation.
Coopération renforcée entre le Niger et le Maroc
Au-delà des échanges intellectuels, cet événement a souligné la coopération bilatérale entre le Niger et le Maroc. Mohamed Iboumraten, ambassadeur du Maroc à Niamey, a salué le partenariat exemplaire entre les deux pays, notamment dans le domaine islamique. « Depuis 2019, un programme de formation des imams et prédicateurs a permis à 200 participants chaque année de bénéficier d’une bourse et d’une formation de deux ans à l’Institut Mohammed VI à Rabat. Ce projet, qui s’étendra jusqu’en 2025, illustre l’engagement commun en faveur d’un islam éclairé », a-t-il précisé.
Le religieux au cœur de la stabilité sociale
Souleymane Issakou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères nigérien, a insisté sur le rôle central du fait religieux dans la consolidation de la paix. « Les communications et débats ont révélé l’importance du dialogue interculturel et de la stabilité spirituelle, particulièrement dans une région comme le Sahel, confrontée à des défis sécuritaires et idéologiques majeurs », a-t-il affirmé.
Un engagement collectif pour un avenir apaisé
Durant ces deux journées, Niamey a été le cadre d’une réflexion approfondie sur les défis humains et spirituels du continent africain. Une conviction unanime s’est dégagée : la paix se construit par le savoir, le dialogue et la compréhension mutuelle. La cérémonie de clôture a marqué l’aboutissement des travaux avec la présentation du rapport général et l’adoption d’un communiqué final assorti de recommandations concrètes.
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