10 juin 2026

Burkina Voix

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Maroc renforce son appui au dialogue politique en Libye

Le Maroc réaffirme son engagement en faveur d’une solution politique en Libye

Membres du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine lors d'une réunion

Lors d’une réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS-UA), le Maroc a réitéré avec force son appui à une issue politique en Libye. Mohamed Arrouchi, ambassadeur et représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies, a rappelé l’attachement du Maroc à une réconciliation nationale inclusive.

Dans son intervention, il a mis en avant l’importance de l’Accord de Skhirat, signé le 17 décembre 2015 sous l’égide des Nations unies, comme fondement d’une solution durable. Cet accord, fruit d’un compromis entre les factions libyennes, reste selon lui un cadre incontournable pour préserver la stabilité du pays. « La préservation de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye est essentielle pour instaurer une paix durable », a-t-il déclaré.

Le diplomate a également salué les efforts déployés par l’Union africaine pour promouvoir la paix sur le continent, en particulier ceux visant à faciliter un règlement négocié de la crise libyenne. Il a évoqué les avancées récentes, comme les rencontres tenues à Tripoli et à Zenten, qui ont abouti à la signature d’un nouvel accord le 7 janvier 2026 entre des représentants du Gouvernement d’unité nationale et du gouvernement de l’Est.

Le Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, joue un rôle actif dans l’accompagnement de ce processus. « Le Royaume agit en tant que médiateur de confiance, œuvrant pour rapprocher les positions des différentes parties libyennes », a précisé Mohamed Arrouchi. Ces initiatives s’inscrivent dans le respect des cadres internationaux, notamment l’Accord de Skhirat et les principes de Bouznika, tout en privilégiant une solution politique plutôt que militaire.

En conclusion, le Maroc réaffirme sa conviction qu’un règlement politique, basé sur le dialogue et la concertation, est la voie à suivre pour surmonter la crise libyenne. Une stabilité retrouvée passe nécessairement par une approche consensuelle, excluant toute option violente.