10 juin 2026

Burkina Voix

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Franck Nguema exige une CNAMGS plus performante pour des soins accessibles

Lors d’une conférence de presse organisée à Akanda, Franck Nguema, ancien ministre gabonais de la Jeunesse et des Sports, a plaidé pour une refonte majeure de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS). Son intervention fait suite aux discussions entourant le rapport 2025 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui met en lumière les défis persistants du système de santé gabonais. Contrairement à certaines interprétations, Nguema insiste : le problème ne réside pas dans l’existence même de la CNAMGS, mais dans son incapacité actuelle à offrir aux assurés des soins réellement accessibles et de qualité.

L’écart entre couverture administrative et réalité des soins

Avec près de 76 % de la population gabonaise enregistrée auprès de la CNAMGS, le Gabon peut s’enorgueillir d’une couverture administrative quasi complète. Pourtant, comme le souligne Nguema, cette statistique ne reflète pas l’expérience vécue par les patients. Difficultés à consulter un médecin, pénuries de médicaments, délais d’hospitalisation excessifs et frais résiduels élevés : autant d’obstacles qui sapent la légitimité du système. Pour l’ex-ministre, cette déconnexion entre les chiffres et la réalité nourrit un sentiment d’injustice et érode la confiance dans la protection sociale.

Vers une couverture médicale effective : les propositions de Franck Nguema

Pour pallier ces lacunes, Nguema propose une « garantie nationale de couverture médicale effective », un cadre où la performance de la CNAMGS ne serait plus mesurée seulement par le nombre d’affiliés, mais par des indicateurs tangibles. Parmi eux, figurent le taux d’accès aux soins, la disponibilité des traitements, les délais de prise en charge ou encore la réduction des frais à la charge des ménages. Cette approche, selon lui, permettrait de passer d’une logique quantitative à une logique qualitative, alignée sur les besoins réels des populations.

Nguema y voit une opportunité de transformer la CNAMGS en un levier de santé publique et de réduction de la pauvreté. En recentrant l’institution sur ses résultats concrets, elle pourrait enfin devenir un outil au service du bien-être de tous les Gabonais, sans exception.