Adama Konaté incarne la polyvalence du marché de Médine. Vendeur de bicyclettes importées de France, des États-Unis, d’Angleterre, du Canada ou encore de Chine, il ne se limite pas à la revente : il répare, assemble et crée de nouvelles montures. Dans l’enceinte du nouveau marché de Médine, chaque espace raconte une histoire commerciale, où les deux-roues côtoient des accessoires mécaniques et des pièces détachées.
Une diversité d’articles pour tous les besoins
Sur la place «Diguèbakonona», nichée au cœur du marché de Médine, les étals regorgent d’articles variés. Au-delà des vélos, les clients y trouvent des accessoires pour véhicules et des équipements agricoles, souvent introuvables ailleurs à Bamako. Cette offre répond à une demande croissante, notamment pour les outils de travail du sol ou les pièces de rechange.
L’artisanat local, moteur d’opportunités
À quelques mètres, Drissa Traoré, artisan confirmé, propose une gamme d’articles fabriqués sur place. Fourneaux, coffrets de mariage, fours à pain ou broyeurs d’arachide sortent de ses ateliers. Depuis son installation dans ce nouveau marché il y a un an, sa situation s’est améliorée. «Je gagne correctement ma vie grâce à mon travail», confie-t-il. Avec des prix adaptés à chaque modèle, il mise sur la qualité et la durabilité pour fidéliser sa clientèle. Son message aux jeunes ? «La discipline et la persévérance sont les clés du succès».
Les équipements agricoles, enjeu de survie pour les paysans
Fousseyni Sangaré, spécialisé dans la vente d’outils agricoles, observe une activité saisonnière marquée. À l’approche des pluies, les agriculteurs se pressent pour s’équiper : charrues, dabas et autres instruments de labour sont indispensables. «Les équipements viennent majoritairement de Koutiala, mais leur acheminement vers certaines zones rurales devient de plus en plus complexe à cause de l’insécurité», explique-t-il. Malgré une baisse du pouvoir d’achat, la fidélité de ses clients lui permet de maintenir son activité.
Le vélo, un allié quotidien en temps de crise
Adama Konaté, avec 27 ans d’expérience, confirme l’engouement pour les bicyclettes. «J’ai vu ce marché évoluer avec la crise des hydrocarbures. Aujourd’hui, les vélos représentent une alternative économique et écologique pour les Bamakois», souligne-t-il. Il propose une large gamme de modèles, avec des tarifs ajustés selon les caractéristiques techniques. Son expertise en réparation et assemblage en fait une référence pour les habitants en quête de mobilité durable.
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