La traque s’intensifie contre les leaders insurgés au Mali
Les autorités de transition au Mali ont franchi une étape décisive dans leur stratégie de lutte contre l’insécurité en mettant à prix la tête des principaux chefs de groupes armés. Au premier rang des cibles figure Iyad Ag Ghaly, dirigeant du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans). Cet ancien diplomate malien, devenu une figure centrale du djihadisme sahélien, est aujourd’hui l’homme le plus recherché de la région. Sous le coup de sanctions de l’ONU et classé comme terroriste par les États-Unis, il fait également l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Une riposte après les offensives meurtrières d’avril
Cette annonce survient dans un climat de tension extrême, marqué par une dégradation de la situation sécuritaire. À la fin du mois d’avril, le Mali a subi une vague d’attaques coordonnées d’une intensité rare. Ces opérations ont été menées par une alliance entre les combattants du JNIM et les rebelles du FLA (Front de libération de l’Azawad). Les assaillants ont frappé des positions stratégiques dans plusieurs provinces, atteignant le cœur du pouvoir à Bamako. Ces événements ont notamment causé la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara, figure centrale de l’appareil sécuritaire, tué lors d’un attentat-suicide.
Des primes millionnaires pour neutraliser les responsables
Dans une déclaration officielle diffusée sur les ondes nationales, le gouvernement a dévoilé une liste de six autres responsables dont la capture est désormais prioritaire. Parmi eux, Amadou Kouffa, autre leader influent du JNIM, pour lequel une récompense de 2,2 millions d’euros est proposée. Les chefs du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, sont également visés par ces mesures.
Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile sollicite désormais la collaboration de toute personne capable de fournir des renseignements précis et exploitables. L’objectif affiché est l’arrestation ou la neutralisation de ces individus impliqués dans la planification d’actes terroristes ayant porté atteinte à l’intégrité du territoire et à la vie des citoyens. Le Mali tente ainsi de reprendre l’initiative dans un conflit qui dure depuis 2012, alimenté par les activités du JNIM, de l’État islamique et de diverses factions armées.
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