3 août 2026

Burkina Voix

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Le président camerounais biya en bonne santé malgré les rumeurs

Des spéculations persistantes sur son état de santé ont poussé le gouvernement camerounais à réagir. Le chef de l’État, Paul Biya, séjourne actuellement en Suisse depuis plus de 56 jours, alimentant les interrogations quant à une éventuelle vacance du pouvoir. Pour mettre fin aux rumeurs, René Emmanuel Sadi, ministre de la Communication et porte-parole officiel du gouvernement, a tenu à rassurer l’opinion publique.

Le gouvernement camerounais dément les allégations sur la santé de Paul Biya

Dans une déclaration formelle, René Emmanuel Sadi a confirmé sans équivoque que le président Paul Biya «est en vie». Il a catégoriquement rejeté les spéculations selon lesquelles il aurait quitté ses fonctions ou serait décédé. «Le président Paul Biya n’a pas démissionné et son retour au Cameroun est imminent», a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse.

Le porte-parole a également précisé que les institutions du pays fonctionnent normalement, malgré l’absence physique du chef de l’État. Il a souligné que «les principaux responsables de l’administration poursuivent leurs missions sans entrave».

Une intervention médicale récente, mais pas d’hospitalisation

René Emmanuel Sadi a reconnu que Paul Biya a subi une opération chirurgicale «il y a quelque temps», sans en préciser la nature exacte. Il a cependant tenu à clarifier que le président se trouve à Genève et qu’il n’est pas hospitalisé, contredisant ainsi les informations circulant sur une possible dégradation de son état de santé.

Interrogé sur la date précise de son retour, le ministre a indiqué qu’il n’est pas en mesure de fournir cette information, tout en réaffirmant que «le chef de l’État rentrera bientôt au Cameroun».

Pas de vacance du pouvoir au Cameroun, selon le Conseil constitutionnel

Pour écarter toute ambiguïté, René Emmanuel Sadi a rappelé que seul le Conseil constitutionnel est habilité à constater une éventuelle vacance du pouvoir. Or, cette instance n’a émis aucune déclaration en ce sens. «La question ne devrait même pas se poser», a-t-il martelé, insistant sur la stabilité des institutions camerounaises.

Cette prise de position vise à apaiser les tensions et à rétablir la confiance dans la gestion des affaires de l’État pendant l’absence temporaire du président.