4 août 2026

Burkina Voix

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Le Maroc réfute les allégations espagnoles sur la crise migratoire à Ceuta

Lundi, le Maroc a officiellement démenti les allégations formulées par l’Espagne, qui suggéraient une facilitation de l’arrivée massive de migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta. Selon le Royaume, la véritable cause de cette situation réside dans une décision judiciaire espagnole qui a significativement affaibli les dispositifs de dissuasion contre l’immigration illégale.

Un haut représentant marocain a souligné que les autorités espagnoles auraient dû anticiper les répercussions d’un jugement rendu le 8 juillet. Cette décision juridique restreint la reconduite immédiate vers le Maroc des personnes ayant atteint Ceuta par voie maritime.

De l’avis de Rabat, cette nouvelle disposition a été rapidement exploitée par les réseaux de passeurs, qui ont diffusé l’information selon laquelle les migrants seraient désormais en sécurité une fois sur le sol espagnol. « L’Europe nous exhorte à prévenir les traversées, mais paradoxalement, elle semble ouvrir la voie quand celles-ci se concrétisent », a commenté le responsable.

Précédemment, Juan Jesús Vivas, président de l’enclave de Ceuta, avait directement accusé le Maroc d’avoir « encouragé et autorisé » cet afflux de migrants. Par ailleurs, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a mis en garde contre toute tentative d’instrumentaliser la migration irrégulière pour exercer une pression sur un État membre de l’Union européenne.


Le Maroc affirme avec insistance n’avoir ni relâché ses contrôles frontaliers ni diminué son dispositif de sécurité avant les importantes vagues de traversées survenues jeudi dernier. Rabat maintient un déploiement de près de 24 000 agents de sécurité le long de sa côte nord, une mesure cruciale dans sa lutte contre l’immigration clandestine.

Les autorités marocaines ont rapporté avoir contrecarré 79 000 tentatives de passage en 2024 et 74 000 depuis le début de l’année 2026. Elles ont également mis en avant que la collaboration avec l’Espagne en matière de gestion migratoire était considérée comme « exemplaire » jusqu’à l’intervention de cette décision judiciaire de juillet.

En conclusion, Rabat exhorte Madrid à restaurer un mécanisme de dissuasion efficace, tout en réitérant que le Maroc « ne se fera jamais complice d’une approche de la migration qui serait uniquement sécuritaire ».

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