
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décidé de soumettre la révision constitutionnelle à référendum, neutralisant ainsi la victoire parlementaire de l’opposition. Cette manœuvre inattendue relance le débat sur la réforme et redéfinit les équilibres au sein de l’Assemblée nationale.
Le chef de l’État contourne la majorité parlementaire
Alors que les députés de la majorité avaient offert à Pastef un succès parlementaire en adoptant, par 129 voix, la proposition de loi portant révision de la Constitution, le dernier mot est finalement venu du Palais. Et il change complètement la donne. Le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, a révélé que le président Bassirou Diomaye Faye a choisi de ne pas promulguer le texte tel qu’adopté par l’Assemblée nationale. À la place, il a activé l’article 103 de la Constitution pour soumettre la réforme au référendum. Cette décision constitue un coup d’arrêt brutal à la stratégie parlementaire du parti d’Ousmane Sonko.
Tout semblait pourtant réuni pour une adoption rapide. Malgré le rejet des amendements proposés par le gouvernement, les députés de la majorité ont validé la version issue des travaux en commission, confortant ainsi la volonté politique des initiateurs du texte. Mais en coulisses, Bassirou Diomaye Faye a choisi une voie différente, redéfinissant le rapport de force au sein de l’Assemblée nationale et relançant le débat constitutionnel.
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