5 août 2026

Burkina Voix

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Rdc : une offensive diplomatique pour faire reconnaître le genocost en France

RDC : Une offensive diplomatique pour la reconnaissance du GENOCOST en France dès la rentrée parlementaire

Le Collectif des élus français originaires du Congo-Kinshasa (CEFOCK) a annoncé le lancement d’une campagne de sensibilisation sur le GENOCOST (Génocide des Congolais pour l’Exploitation de leurs Ressources Naturelles) dès la prochaine rentrée parlementaire en France. Cette initiative, dévoilée à l’issue d’un entretien avec le Président Félix Tshisekedi, vise à inscrire ce drame au cœur des débats publics français et internationaux.

Le CEFOCK prévoit une série d’actions ciblées : mémoire, conférences et plaidoyer auprès des institutions françaises, des collectivités locales et de la diaspora congolaise. L’objectif ? Transformer ce sujet, jusqu’ici traité principalement par les ONG, en une question de politique publique.

Cette mobilisation s’inscrit dans une stratégie plus large pour briser le silence médiatique et politique autour des crimes commis en République démocratique du Congo depuis 1996.

Un partenariat stratégique avec la CIA-VAR pour renforcer la légitimité de la démarche

Pour donner plus de poids à cette offensive, le CEFOCK s’appuiera sur un partenariat avec la Commission interinstitutionnelle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR). Cette structure gouvernementale congolaise a pour mission de documenter les crimes, soutenir les victimes et préserver leur mémoire.

Ce rapprochement poursuit deux objectifs majeurs :

  • Promouvoir le devoir de mémoire afin que les victimes ne sombrent pas dans l’oubli.
  • Obtenir la reconnaissance officielle du génocide, ouvrant ainsi la voie à des mécanismes de justice et de réparation.

Le Président Tshisekedi a salué cette initiative, soulignant qu’elle « renforce la diplomatie mémorielle » de la RDC sur la scène mondiale.

La diaspora congolaise, acteur clé de la reconnaissance internationale

Dans cette dynamique, la diaspora congolaise joue un rôle central. Élue dans les conseils municipaux, départementaux et régionaux en France, elle dispose désormais de leviers institutionnels pour porter la voix des victimes.

Avec le CEFOCK, elle passe d’une posture de témoignage à une action politique concrète. En ciblant les élus locaux et nationaux, la campagne pourrait exercer une pression décisive pour une reconnaissance parlementaire du GENOCOST en France, à l’instar des reconnaissances obtenues pour d’autres génocides.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte où Kinshasa multiplie les initiatives pour institutionnaliser le devoir de mémoire. Dimanche dernier, lors de la Journée nationale du GENOCOST, le Président Tshisekedi a présidé une cérémonie en hommage aux victimes. Il a également annoncé le lancement des travaux de construction du Musée national du GENOCOST et d’un mémorial dédié.

Un signal fort pour ancrer la mémoire des victimes dans le paysage institutionnel congolais.

Une stratégie globale pour faire reconnaître le génocide

Entre les actions intérieures et l’offensive diplomatique menée par le CEFOCK en France, la RDC aligne désormais tous les leviers pour obtenir une reconnaissance internationale du GENOCOST. L’enjeu ? Faire de ce drame une cause majeure, au même titre que d’autres génocides reconnus par la communauté internationale.