16 juillet 2026

Burkina Voix

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Rdc candidate à l’uit pour un siège stratégique en afrique

Me José Mpanda Kabangu, ministre des Postes et Télécommunications de la République démocratique du Congo (RDC), a lancé une série de consultations diplomatiques majeures pour soutenir la candidature de son pays au Conseil de l’Union internationale des Télécommunications (UIT). Cet organe clé de l’ONU, spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication, organisera en novembre 2026 à Doha (Qatar) les élections pour son prochain mandat (2027-2030).

Lors d’un événement organisé en soirée au Hilton Hôtel de Kinshasa, le ministre a réuni l’ensemble des ambassadeurs et chefs de mission diplomatique accrédités en RDC, ainsi que les représentants des organisations internationales du secteur. L’objectif ? Leur exposer officiellement la candidature congolaise pour un siège au sein de la Région D Afrique, qui représente une opportunité stratégique pour le continent.

Une candidature portée par l’ambition numérique africaine

Me José Mpanda a souligné que la démarche s’inscrit dans une vision plus large : positionner la RDC comme un acteur incontournable de la transformation numérique mondiale. « Notre engagement reflète une volonté de porter haut la voix de l’Afrique et des pays en développement sur les grands enjeux de gouvernance des télécommunications. Nous ambitionnons d’influencer les politiques internationales tout en renforçant la connectivité et l’inclusion numérique sur le continent », a-t-il déclaré.

Avec plus de 110 millions d’habitants et près de 74 millions d’abonnements mobiles, la RDC représente l’un des plus grands marchés numériques africains. Christian Katende, président de l’Autorité de régulation de la Poste et Télécommunications du Congo (ARPTC), a rappelé cette réalité lors de l’événement : « Nous ne visons pas seulement à faire de notre pays un hub numérique régional, mais à placer l’Afrique au cœur de l’économie numérique mondiale ».

Quatre engagements concrets pour l’Afrique

Pour appuyer cette candidature, la RDC s’engage sur quatre axes prioritaires :

  • Renforcer la voix africaine au sein de l’UIT en défendant les intérêts du continent dans les décisions technologiques mondiales ;
  • Promouvoir les investissements dans les infrastructures numériques essentielles (réseaux, satellites, centres de données) ;
  • Soutenir une gouvernance numérique équilibrée, alliant innovation, sécurité, souveraineté et protection des citoyens ;
  • Développer les capacités des régulateurs africains grâce au partage de connaissances, à la recherche et à l’innovation.

Christian Katende a insisté sur un argument clé : « La RDC contribue déjà à la chaîne mondiale de valeur via ses minerais critiques indispensables aux infrastructures technologiques. Il est donc légitime que notre pays participe aux décisions qui façonneront l’avenir numérique de l’humanité ».

Un soutien diplomatique mobilisé

Noëlla Ayeganagato, vice-ministre des Affaires étrangères, a réaffirmé l’engagement total de la diplomatie congolaise pour accompagner cette candidature jusqu’au scrutin. « L’UIT est un partenaire stratégique pour atteindre les objectifs de développement durable. Nous comptons sur le soutien actif des États membres et des pays amis pour porter haut cette ambition », a-t-elle plaidé.

Les diplomates présents ont été invités à effectuer un lobbying intensif auprès de leurs gouvernements respectifs, notamment auprès des ministères des Affaires étrangères et des autorités de régulation des télécommunications. La RDC, qui abrite le siège de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT), mise sur son rôle central pour obtenir ce siège convoité.

La formalisation de cette candidature est prévue lors de la Conférence des Plénipotentiaires de l’UIT en novembre 2026 au Qatar. Une étape décisive pour la RDC, qui pourrait ainsi marquer son entrée dans l’élite mondiale des télécommunications.