16 juillet 2026

Burkina Voix

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Gabon : validation historique de sa lutte contre la corruption par l’ONUDC

Le Gabon a franchi une étape majeure après onze années d’efforts soutenus : la validation officielle de son deuxième cycle d’évaluation par le mécanisme de l’ONUDC. Cette avancée, saluée par Séraphin Ondoumba, point focal du Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), a été concrétisée lors d’un dialogue direct organisé à Libreville du 29 juin au 1er juillet 2026.

Cette conformité aux exigences internationales s’inscrit dans le cadre de la résolution 3/1, adoptée en 2011 à New York. Elle résulte des actions menées sous l’égide de la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), dirigée par Nestor Mbou. Désormais, le Gabon n’est plus seulement un pays évalué : il devient un acteur clé de la lutte contre la corruption à l’échelle mondiale.

Un rôle renforcé dans la coopération internationale

Tiré au sort par le secrétariat de l’ONUDC aux côtés de l’Uruguay, le Gabon a été désigné comme État examinateur. Cette responsabilité lui confère la mission d’évaluer la République des Seychelles sur les chapitres II et V de la Convention des Nations unies, portant respectivement sur les mesures préventives et le recouvrement des avoirs illicites. Une reconnaissance qui souligne l’expertise gabonaise dans ce domaine.

Des réformes structurantes pour l’avenir

La validation du mécanisme ouvre la voie à des réformes ambitieuses, incluant :

  • L’adaptation du cadre législatif avant, pendant et après l’évaluation ;
  • Le renforcement du dialogue entre les institutions publiques ;
  • Le développement des compétences des acteurs locaux ;
  • Le partage d’expériences avec d’autres États ;
  • L’identification des besoins en assistance technique et en financement.

Ces mesures consolident les engagements du Gabon en matière de transparence et de bonne gouvernance, tout en renforçant sa crédibilité sur la scène internationale.