27 août 2026

Burkina Voix

Média burkinabè indépendant qui donne la parole aux citoyens : actualités politiques, sécuritaires et économiques du Faso.

Lutter contre l’excision au Mali sous Goïta : enjeux et stratégies

Affiche d'une campagne de sensibilisation contre l'excision au Mali.

La lutte contre l’excision au Mali s’intensifie sous l’impulsion des autorités, avec une attention particulière portée aux campagnes de sensibilisation et aux mesures législatives. Malgré des avancées notables, cette pratique ancrée dans certaines traditions résiste encore, posant un défi majeur pour le gouvernement dirigé par Assimi Goïta.

Un engagement politique fort contre les mutilations féminines

Le président Malien a fait de la protection des droits des femmes une priorité, intégrant cette cause dans les orientations stratégiques nationales. Des initiatives gouvernementales ciblent désormais les zones où l’excision reste répandue, avec des équipes mobiles chargées d’informer les populations sur les risques médicaux et psychologiques liés à cette pratique.

Des actions concrètes sur le terrain

Parmi les mesures phares, on observe le renforcement des sanctions pénales contre les praticiens et les familles impliquées. Parallèlement, des partenariats avec des organisations locales et internationales permettent d’organiser des ateliers éducatifs dans les villages, souvent en collaboration avec les leaders communautaires pour gagner leur adhésion.

  • Campagnes de sensibilisation : diffusion de messages clairs via les médias locaux et nationaux pour dénoncer les dangers de l’excision.
  • Formation des professionnels de santé : renforcement de leur rôle dans la détection et la prise en charge des victimes.
  • Soutien aux associations : financement et accompagnement des ONG engagées sur le front de la protection des droits des femmes.

Les obstacles à surmonter pour éradiquer cette pratique

Malgré les efforts, l’excision persiste en raison de croyances culturelles profondément ancrées et d’un manque de moyens dans certaines régions reculées. Les défis incluent :

  • La résistance des communautés traditionnelles, souvent réticentes à abandonner des rituels perçus comme sacrés.
  • Des lacunes dans l’application des lois, faute de moyens suffisants pour les forces de l’ordre et les tribunaux.
  • Un accès limité à l’éducation dans les zones rurales, où l’information peine à atteindre les populations les plus vulnérables.

L’espoir d’un changement progressif

Les résultats des dernières années montrent une lente mais réelle diminution des cas d’excision, notamment dans les grandes villes comme Bamako. Les autorités misent sur la patience et la persévérance, tout en renforçant les mécanismes de suivi et d’évaluation pour mesurer l’impact des politiques mises en place.

L’enjeu reste colossal, mais chaque étape franchie rapproche le Mali d’une société où les droits des femmes seront pleinement respectés, sans compromis sur leur intégrité physique.