11 juin 2026

Burkina Voix

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Le FDR réclame le départ immédiat d’Ousmane Sonko de l’hémicycle

Le Front pour la Défense de la République (FDR) a officiellement pris position ce mercredi pour demander le retrait d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale. Sous l’impulsion de Khalifa Sall et de ses alliés, la coalition dénonce une présence jugée à la fois « illégale et illégitime » au sein de l’institution parlementaire.

Une contestation portée par une large coalition

À travers un communiqué de sa Conférence des Leaders, le FDR a salué l’engagement de 147 formations politiques et mouvements citoyens. Ces derniers s’étaient déjà unis le 24 mai dernier pour s’opposer fermement à ce qu’ils qualifient de tentative de « coup d’État parlementaire » orchestrée par le PASTEF. La coalition soutient également l’initiative des députés de l’opposition qui ont saisi le Conseil constitutionnel pour trancher ce litige.

Les arguments juridiques soulevés par l’opposition

L’argumentaire du FDR repose principalement sur l’article LO172 du Code électoral. Ce texte stipule qu’un membre du gouvernement élu à la députation dispose d’un délai de huit jours pour démissionner de ses fonctions ministérielles, sous peine de perdre son mandat de parlementaire. Selon l’opposition, le PASTEF aurait tenté de contourner cette règle en modifiant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, une démarche jugée inconstitutionnelle.

La coalition souligne deux irrégularités majeures :

  • L’article 54 de la Constitution impose qu’un tel retour à l’hémicycle soit régi par une loi organique intégrée au Code électoral, et non par une simple modification du règlement intérieur.
  • L’introduction de la notion de « suppléants de députés » est dénoncée comme étant absente du cadre légal sénégalais pour ce type de scrutin.

En conclusion, le FDR accuse le parti au pouvoir de violer simultanément la Loi fondamentale, le Code électoral et les règles de fonctionnement de l’Assemblée nationale. Face à cette situation, un appel à l’unité a été lancé aux forces vives du pays pour mettre en œuvre un « plan d’actions de combat » afin de garantir le respect des principes républicains.