Pour la troisième fois consécutive, l’équipe nationale allemande quitte prématurément la Coupe du monde. Lundi à Boston, face au Paraguay, la Mannschaft s’est inclinée aux tirs au but (1-1, 4-3) dès les 16es de finale. Un scénario cauchemardesque pour une nation qui figurait parmi les favorites.
Un naufrage historique aux tirs au but
L’Allemagne n’avait jamais perdu une séance de tirs au but en Coupe du monde. Ce record a volé en éclats face aux Paraguayens, pourtant moins bien classés. Les joueurs de Julian Nagelsmann ont dominé sans réaliser d’occasions franches, et le but de Havertz n’a pas suffi. Le portier sud-américain Orlando Gill n’a presque pas été inquiété.
« C’est l’un des pires jours pour le football allemand », a confié un journaliste local en zone mixte. Les visages des reporters allemands dans les tribunes en disaient long sur l’ampleur du désastre.
Des choix tactiques incompréhensibles
Le sélectionneur Julian Nagelsmann est vivement critiqué outre-Rhin. Ses décisions, comme l’entrée de Goretzka à la mi-temps ou celle de Woltemade en fin de match, n’ont pas convaincu. Surtout, la sélection de joueurs en méforme – Manuel Neuer, Leroy Sané, Jonathan Tah – interroge. Neuer, 40 ans, revenu de retraite internationale malgré une saison difficile au Bayern Munich, a certes réalisé un arrêt décisif lors des tirs au but, mais cela n’a pas suffi.
Joshua Kimmich, capitaine allemand, a tenté d’expliquer : « C’est terrible. Quand j’étais enfant, je regardais l’équipe nationale en demi-finale ou en finale. On n’a pas réussi à donner cette joie aux gens. » Positionné dans un rôle hybride, Kimmich a incarné les difficultés collectives.
L’avenir de Nagelsmann en question
Le technicien allemand, qui s’est accroché avec une journaliste après le match, refuse de démissionner : « Si la Fédération veut que je continue, je continuerai. Sinon, elle peut me le dire. » Son capitaine a pris sa défense, affirmant que les joueurs étaient les premiers responsables.
Avec cette élimination, l’Allemagne confirme son déclin après les échecs de 2018 et 2022. Le football allemand traverse une crise profonde, et les supporteurs peinent à trouver des motifs de fierté. Pendant ce temps, la France et la Suède, prochaines adversaires des Bleus, sourient.
Plus d'histoires
Togo : la saison des pluies ravive les attentes de changement
Sahara Occidental : une guerre de mots et d’alliances diplomatiques
Endeavour mining : 1 710 milliards FCFA injectés dans l’économie ivoirienne entre 2021 et 2025