16 juillet 2026

Burkina Voix

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La RDC préside l’ONU : une première diplomatique depuis 30 ans

La RDC à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU : un tournant diplomatique majeur

La RDC au marteau de l’ONU : un mois pour marquer l’histoire diplomatique

Pour la première fois depuis plus de trois décennies, la République démocratique du Congo (RDC) occupe la présidence tournante du Conseil de sécurité des Nations unies pour l’intégralité du mois de juillet 2026. Une responsabilité historique qui s’inscrit dans un mandat non permanent obtenu pour la période 2026-2027, seulement six mois après son entrée au sein de cette institution onusienne.

Cette présidence, placée sous le triple impératif de « plus de paix, plus de justice, plus de développement et plus de multilatéralisme », est pilotée au quotidien par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay. Kinshasa en profite pour établir un lien direct entre la sécurité collective et les objectifs de développement durable, tout en mettant en avant la voix de l’Afrique sur la scène internationale.

Parmi les priorités affichées par la diplomatie congolaise, la gouvernance des ressources naturelles figure en tête de liste. Un débat public de haut niveau est d’ailleurs prévu le 22 juillet 2026 sous l’égide du président Félix Tshisekedi. L’objectif ? Démontrer comment l’exploitation illicite des minerais alimente directement les conflits armés sur le continent. La lutte contre les violences sexuelles en contexte de guerre constitue un autre dossier phare, porté récemment par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Tout en traitant les crises géopolitiques actuelles (Moyen-Orient, Soudan, Haïti), la RDC utilise cette plateforme pour sensibiliser la communauté internationale à la situation humanitaire dans sa région orientale. Sans compromettre son rôle de présidente neutre, elle met en lumière l’impact dévastateur de l’agression subie par le pays. L’enjeu ? Obtenir des sanctions internationales plus strictes contre les groupes armés et leurs soutiens extérieurs.

Cette présidence exceptionnelle marque donc un tournant dans l’histoire diplomatique de la RDC, lui offrant une tribune inédite pour défendre ses intérêts stratégiques et ceux du continent africain.