19 juin 2026

Burkina Voix

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La Bad affine sa stratégie pour le Burkina Faso d’ici 2027

Le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) peaufine son plan d’action au Burkina Faso. Une délégation menée par Lamin Barrow, directeur général pour l’Afrique de l’Ouest, a séjourné à Ouagadougou du 4 au 8 mai 2026 pour lancer des consultations destinées à élaborer le Document de stratégie pays 2027-2031. Ce document structurera le soutien de l’institution aux objectifs de développement du pays.

Cette mission a permis d’examiner les résultats du cadre intérimaire 2022-2026, prolongé jusqu’à la fin de l’année en cours, et de déterminer les axes du futur partenariat. Les priorités identifiées incluent la résilience économique, le développement des infrastructures, la transformation productive, l’appui au secteur privé et l’amélioration de la mise en œuvre des projets.

Au cours des échanges avec les autorités burkinabè, Lamin Barrow a salué « les efforts du gouvernement en matière de sécurité ainsi que les performances macroéconomiques réalisées », tout en soulignant l’importance du nouveau Plan national de développement « RELANCE » 2026-2030 pour accélérer la croissance.

Le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, a pour sa part plaidé pour un renforcement de l’appui aux investissements productifs, afin de soutenir l’industrialisation, l’expansion des capacités énergétiques et la compétitivité du secteur privé. Il a également demandé à la banque de faire preuve de « plus de rapidité et de souplesse dans la conduite de ses opérations ».

Les chiffres illustrent l’ampleur du partenariat. Au 30 avril 2026, le portefeuille actif de la BAD au Burkina Faso comptait 19 projets, répartis dans cinq secteurs stratégiques, pour un montant total de 956,1 millions de dollars. Depuis le lancement du cadre intérimaire, 13 projets ont été approuvés, et deux autres devraient l’être avant la fin de l’année.

Les consultations ont également mis en lumière plusieurs défis pour le prochain cycle de coopération : accélérer les procédures d’acquisition, renforcer la capacité de réponse aux besoins urgents des populations et maintenir les investissements sur l’ensemble du territoire, malgré un contexte de fragilité persistante.