14 juillet 2026

Burkina Voix

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Hausse alarmante des matériaux de construction à N’Djamena

Une envolée des coûts qui pénalise les chantiers

Dans la capitale tchadienne, les prix des matériaux de construction s’envolent, créant un véritable casse-tête pour les particuliers et les professionnels engagés dans des projets immobiliers. Les rayons des quincailleries regorgent désormais de produits à des tarifs exorbitants, loin des budgets initialement prévus.

Des hausses record sur les produits essentiels

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le lambour, ce bois de construction autrefois accessible à 3 000 FCFA, affiche désormais des étiquettes oscillant entre 4 500 et 5 000 FCFA. Le chevron, indispensable pour les structures porteuses, a vu son prix bondir de 6 000 à 9 000 FCFA. Même constat pour la planche blanche, dont le tarif a grimpé de 9 000 à 14 000 FCFA. Quant au sac de ciment Dangote, il se négocie désormais à 11 000 FCFA, un niveau qui freine considérablement les ambitions des promoteurs.

Des taxes douanières pointées du doigt

Les responsables de quincailleries n’hésitent pas à incriminer l’alourdissement des droits de douane sur les importations. Ces nouvelles mesures fiscales, appliquées sans discernement, auraient selon eux décuplé les coûts d’approvisionnement. « La situation est critique », confie Mahamat, gérant d’un commerce spécialisé, qui précise : « Les tarifs douaniers ont été multipliés par deux, voire plus, rendant l’accès aux matériaux quasi impossible pour les petits budgets. »