Comment renforcer le lien entre la recherche universitaire et les besoins concrets du développement national ? C’est la question centrale qui a réuni, à Lomé, les responsables des chaires UNESCO des universités publiques togolaises. Organisée sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, cette rencontre a permis de dresser un bilan des avancées réalisées et d’esquisser une nouvelle feuille de route pour amplifier l’influence de la recherche sur l’économie et la société togolaises.
Une concertation stratégique pour dynamiser la recherche universitaire
Sous la présidence du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Prof. Gado Tchangbedji, cette assemblée a rassemblé la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO ainsi que les responsables des principales chaires UNESCO implantées dans le pays. L’objectif ? Évaluer les actions menées jusqu’ici et tracer la voie vers une collaboration plus efficace.
Parmi les acteurs présents figuraient la Chaire UNESCO Énergies renouvelables de l’Université de Lomé, la Chaire UNESCO Femmes, Sciences et Gestion raisonnée de l’eau en Afrique de l’Ouest (également basée à Lomé), et la Chaire UNESCO TIC et Développement de l’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest de l’Université de Kara.
Des projets concrets pour répondre aux défis nationaux
Les échanges ont permis de passer en revue les missions assignées à ces chaires, les projets déjà lancés, les obstacles rencontrés sur le terrain, ainsi que leur rôle dans l’élaboration des politiques publiques. L’enjeu est de taille : faire de la recherche un levier puissant pour relever les grands défis du Togo.
Parmi les domaines prioritaires identifiés figurent la transition énergétique, la gestion durable des ressources hydriques, la promotion de l’égalité des genres et la modernisation de l’enseignement supérieur grâce au numérique. Ces thématiques sont au cœur des préoccupations gouvernementales pour un développement harmonieux et inclusif.
Vers une plateforme collaborative unifiée
Les discussions ont abouti à des propositions concrètes pour optimiser le fonctionnement du réseau des chaires UNESCO. Les participants ont notamment suggéré la création d’une plateforme numérique commune, reliant la Commission nationale togolaise pour l’UNESCO et les différentes chaires. Cet outil vise à faciliter l’échange de bonnes pratiques, la coordination des activités et la mise en œuvre de projets communs.
Autres recommandations majeures : renforcer la collaboration entre les institutions universitaires, mobiliser de nouveaux partenaires techniques et financiers, et soutenir activement les initiatives de recherche locales. Ces mesures visent à renforcer l’écosystème scientifique togolais et à maximiser son impact sur le terrain.
Une recherche ancrée dans les priorités nationales
En clôturant les travaux, le Prof. Gado Tchangbedji a souligné l’importance d’aligner les programmes des chaires sur les priorités de développement du pays. Pour le ministre délégué, la recherche scientifique doit impérativement produire des résultats tangibles, capables de guider les politiques publiques et de contribuer à la transformation économique et sociale du Togo.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les synergies entre chercheurs, universités et institutions nationales pour bâtir un système d’enseignement supérieur plus performant et mieux intégré aux réalités locales. Cette concertation marque, selon lui, le début d’une nouvelle ère pour la recherche au Togo.
Un écosystème scientifique en pleine mutation
Cette rencontre illustre la volonté des autorités de valoriser davantage les compétences scientifiques présentes dans les universités publiques. En consolidant les liens entre les chaires UNESCO, en développant des partenariats stratégiques et en orientant les travaux de recherche vers les besoins nationaux, le Togo ambitionne de bâtir un écosystème scientifique plus influent et plus efficace.
Cette initiative pourrait ainsi marquer un tournant décisif dans la coopération entre les acteurs universitaires, avec pour ambition de faire de la recherche un moteur d’innovation, de croissance et de développement durable pour le pays.
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