14 juillet 2026

Burkina Voix

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Examens cardiaques en Serie A : pourquoi l’inter milan a bloqué le transfert de Khalaili

Pourquoi l’Inter Milan n’a finalement pas pu recruter Anan Khalaili

Le club milanais devait officialiser l’arrivée du milieu de terrain israélien Anan Khalaili, mais les examens médicaux ont révélé des anomalies cardiaques lors des tests complémentaires réalisés à l’hôpital Humanitas de Rozzano. Une décision médicale qui a mis fin à un transfert pourtant bien engagé. Le joueur, passé par le Royal Antwerp, a vu son rêve de porter le maillot de l’Inter s’évanouir en l’espace de quelques heures.

Les détails des examens restent confidentiels, mais une chose est sûre : la Serie A impose des normes médicales parmi les plus strictes d’Europe, surtout lorsqu’il s’agit de la santé cardiaque des joueurs. Une exigence qui peut parfois bloquer des recrutements, comme en témoigne ce cas précis. Explications sur cette rigueur italienne.

Des normes médicales uniques pour protéger les joueurs

En Italie, chaque joueur professionnel, qu’il soit en fin de contrat ou en passe d’être recruté, doit obligatoirement se soumettre à des examens médicaux dans un centre agréé par les autorités sportives. Ces tests incluent des bilans cardiologiques poussés, bien plus exigeants que dans d’autres championnats européens. Si le moindre doute subsiste, un cardiologue spécialisé intervient pour approfondir les investigations.

Le processus ne laisse aucune place à l’interprétation : soit le joueur est déclaré apte, soit il est immédiatement écarté. Contrairement à d’autres ligues où les clubs ou les joueurs eux-mêmes peuvent influencer la décision, en Italie, c’est un organisme indépendant qui tranche, garantissant une objectivité totale. Cette approche, en vigueur depuis 1982, a été renforcée en 1995 par un décret ministériel imposant des examens supplémentaires, comme des échocardiographies ou des tests de résistance à l’effort.

« Notre protocole peut sembler excessif, mais il est avant tout éthique. Aucun joueur ne doit risquer sa vie sur un terrain, » explique Paolo Zeppilli, ancien professeur de médecine sportive et cardiologue ayant collaboré avec la fédération italienne. « Si un athlète présente un risque cardiaque, nous ne pouvons pas l’autoriser à jouer. Les autres championnats devraient s’inspirer de cette rigueur. »

Des précédents qui illustrent la sévérité italienne

Plusieurs cas ont déjà confirmé cette intransigeance. Edoardo Bove, milieu défensif italien, et Cristian Eriksen, milieu danois, ont tous deux connu un arrêt cardiaque en match officiel. Malgré leur retour progressif au plus haut niveau, aucun des deux n’a pu rejouer en Serie A. Bove a finalement repris sa carrière en Premier League, tout comme Eriksen avant que son état ne se dégrade à nouveau lors d’un match amical en 2024.

Ces exemples montrent que la Serie A ne fait pas de compromis, même pour des joueurs de haut niveau. Une position qui peut sembler radicale, mais qui vise avant tout à protéger l’intégrité physique des athlètes. Pour Khalaili, cette décision pourrait lui ouvrir les portes d’un autre championnat moins exigeant, comme l’Angleterre ou l’Espagne, où les critères cardiaques sont moins stricts.

Une approche qui divise, mais qui sauve des vies

Si certains clubs ou joueurs critiquent cette rigueur, les chiffres parlent d’eux-mêmes : la Serie A est l’une des ligues où les incidents cardiaques en match sont les moins fréquents. Une statistique qui prouve que cette politique médicale porte ses fruits. En imposant des examens supplémentaires et en refusant toute exception, les autorités italiennes placent la sécurité des joueurs au-dessus de tout.

Pour Khalaili, cette expérience reste un coup dur, mais elle pourrait aussi lui offrir une seconde chance dans un championnat où les critères sont moins contraignants. Une chose est sûre : en Italie, la santé prime sur tout le reste.