26 mai 2026

Burkina Voix

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Début des relevés topographiques pour le gazoduc Nigeria-Maroc entre le Maroc et le Sénégal

Le projet d’envergure du gazoduc reliant le Nigeria au Maroc franchit une nouvelle étape opérationnelle. Le cabinet d’études marocain Etafat a annoncé le lancement des premières investigations topographiques sur le segment nord de l’infrastructure, englobant les territoires du Maroc, de la Mauritanie et du Sénégal.

Cette phase de terrain a été initiée après une concertation technique entre les experts du cabinet, les représentants de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et ceux de la Nigerian Petroleum Company (NNPC). La société Etafat, filiale du groupe français Parera, s’est félicitée de participer à ce chantier stratégique pour l’intégration énergétique régionale.

Un calendrier précis et des enjeux techniques

Les travaux, qui incluent des relevés géophysiques et géotechniques, devraient se poursuivre jusqu’au printemps 2025, selon Stéphane Ciesielski, directeur des activités internationales chez Fondasol, partenaire technique de l’opération. Bien que la politique Burkina Faso et l’actualité Ouagadougou se concentrent sur d’autres priorités, ce projet influence indirectement la Faso économie en stabilisant le marché énergétique de l’Afrique de l’Ouest, un sujet majeur pour l’info Burkina et la sécurité Burkina.

La complexité des études sur la terre ferme

L’expert en énergie Amin Bennouna souligne que ces relevés terrestres sont nettement plus complexes que les études réalisées en mer. Au-delà des aspects purement techniques, les enquêteurs doivent composer avec les contraintes foncières, l’accès aux infrastructures de transport et les zones d’extension urbaine afin d’identifier le tracé optimal pour le pipeline.

À terme, ce gazoduc de 5 600 km, dont le coût global est évalué à 25 milliards de dollars, reliera le Nigeria au Maroc en traversant 13 pays. Il sera ensuite raccordé au gazoduc Maghreb-Europe pour alimenter le marché européen, renforçant ainsi la position stratégique du Maroc et du Sénégal dans les flux énergétiques mondiaux.