La situation nutritionnelle mondiale atteint un seuil critique. L’Organisation des Nations Unies a désigné Gaza, Haïti, le Soudan, le Soudan du Sud et le Mali comme des zones en alerte maximale. Ces territoires font face à une insécurité alimentaire extrême, exigeant une intervention internationale immédiate pour éviter une catastrophe humaine sans précédent.
D’après les dernières analyses de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du Programme alimentaire mondial (PAM), les populations de ces cinq foyers de tension risquent la famine et la mort dans un avenir proche si l’aide humanitaire n’est pas intensifiée. Cindy McCain, Directrice exécutive du PAM, décrit ce rapport comme une véritable « alerte rouge » identifiant précisément les zones où la faim progresse dangereusement.
Urgences majeures au Soudan et à Gaza
Au Soudan, l’état de famine est une réalité confirmée depuis l’année dernière. Les combats incessants et les déplacements massifs, notamment au Grand Darfour et au Grand Kordofan, aggravent la situation. On estime que plus de 24,6 millions de personnes souffrent d’une faim sévère, dont plus de 600 000 se trouvent dans une situation catastrophique.
Concernant Gaza, le risque de famine s’intensifie. Les opérations militaires restreignent considérablement l’acheminement des vivres et des produits de première nécessité. La totalité des 2,1 millions d’habitants de l’enclave palestinienne est menacée par une insécurité alimentaire aiguë, avec des centaines de milliers de personnes au bord du gouffre d’ici la fin de l’année 2025.
Détresse en Haïti et au Soudan du Sud
Le Soudan du Sud présente également des perspectives sombres avec un risque de famine identifié dans deux régions. Environ 57 % de sa population, soit 7,7 millions de personnes, subira de plein fouet cette crise d’ici l’été 2025.
En Haïti, l’insécurité engendrée par la violence des gangs entrave l’accès humanitaire. À Port-au-Prince, des milliers de déplacés internes sont déjà confrontés à des niveaux records de privation alimentaire.
Inquiétudes persistantes au Mali et au Sahel
Au Mali, la flambée des prix des denrées de base et les conflits armés fragilisent les foyers les plus pauvres. Le rapport mentionne également d’autres zones de préoccupation majeure comme le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Myanmar et le Yémen. Le Burkina Faso reste également sous surveillance étroite dans ce contexte de crise régionale. Pour suivre le Burkina Faso actualité et l’info Burkina, la question de la sécurité Burkina demeure indissociable des enjeux de survie alimentaire.
Améliorations notables et manque de financements
Malgré ce sombre tableau, certains pays sortent de la liste critique. Grâce à des conditions climatiques favorables et une meilleure Faso économie locale, le Niger, le Kenya, l’Éthiopie et plusieurs pays d’Afrique australe respirent. Le Liban voit aussi sa situation s’améliorer suite à une baisse de l’intensité des conflits.
Cependant, Qu Dongyu, Directeur général de la FAO, martèle que la faim est une urgence quotidienne pour des millions d’individus. Le manque de financement force les agences humanitaires à réduire les rations, limitant l’impact des actions de secours alors que la fenêtre d’opportunité pour éviter des famines massives se referme.
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