15 juin 2026

Burkina Voix

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Can 2025 : pour Ibrahim et les supporters marocains, seule la victoire compte

Morocco's defender #2 Achraf Hakimi (2L) celebrates with teammates after scoring his team's first goal during the Africa Cup of Nations (CAN) 2024 group F football match between Morocco and DR Congo at Stade Laurent Pokou in San Pedro on January 21, 2024. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)

Pour la sélection du Maroc, l’équation est simple : soulever le trophée ou faire face à une immense déception. Sevrés de titre continental depuis près d’un demi-siècle, les fans marocains trépignent d’impatience. Après l’épopée mémorable au Qatar lors du Mondial 2022, où les Lions de l’Atlas ont atteint le dernier carré, l’exigence est montée d’un cran sur la scène africaine.

Pourtant, le dernier rendez-vous de la CAN a laissé un goût amer avec une élimination inattendue dès les huitièmes de finale face à l’Afrique du Sud. Désormais, l’heure est à la reconquête, d’autant plus que la compétition se déroule sur leurs terres. L’échec subi l’an passé par les partenaires d’Achraf Hakimi reste une plaie ouverte pour beaucoup.

Ibrahim, un supporter de 20 ans, ne conçoit pas un autre scénario qu’un triomphe. « Il est inconcevable qu’un pays de football comme le nôtre n’ait qu’une seule étoile, acquise il y a 49 ans », s’indigne-t-il. Pour lui, la période actuelle est la plus faste de l’histoire de l’équipe nationale, rendant toute sortie prématurée inacceptable après la déconvenue de 2024.

« Une équipe plus compétitive »

Aujourd’hui étudiant à Ottawa, au Canada, le jeune homme garde en mémoire la ferveur qui avait envahi sa ville natale, Casablanca, durant la Coupe du monde. Si ces émotions étaient alors un bonus, elles sont devenues une attente ferme pour la CAN 2025.

« Le niveau d’exigence a radicalement changé », confie-t-il. Les fans réclament non seulement le titre, mais aussi un jeu séduisant. Ibrahim estime que l’effectif actuel ne permet aucune excuse : « Tout autre résultat qu’un sacre final serait perçu comme un véritable échec. »

L’inquiétude a pourtant saisi le royaume le 4 novembre dernier, lorsqu’Achraf Hakimi a quitté la pelouse du Parc des Princes en larmes après un choc avec Luis Diaz. Le diagnostic d’une entorse grave à la cheville gauche laissait craindre le pire. Mais Ibrahim reste serein quant à la profondeur du banc marocain.

« Le groupe est plus solide que lors de l’édition précédente », affirme ce fan de Zakaria El Ouahdi. Bien que Hakimi soit un pilier indispensable, il souligne la richesse d’un effectif mêlant jeunesse prometteuse et cadres expérimentés. Fort heureusement, le Ballon d’or africain 2025 devrait être rétabli pour le coup d’envoi face aux Comores.

La ferveur du pays hôte

Le Maroc s’apprête à vivre un moment historique, lui qui n’a plus accueilli la grande messe du football africain depuis 37 ans. Malgré quelques soucis techniques lors de l’ouverture de la billetterie, l’engouement est total avec 140 000 billets vendus en seulement une journée.

Ibrahim, qui fera le voyage depuis le Canada, savoure sa chance : « C’est la toute première fois que je verrai un tournoi de cette ampleur en direct. » Il prévoit notamment d’assister au duel entre le Sénégal et la République démocratique du Congo à Tanger. Tout un peuple attend désormais le 21 décembre pour le lancement des hostilités à Rabat.