10 juin 2026

Burkina Voix

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Aquaculture au Burkina Faso : un plan stratégique pour booster la production locale

À Ouagadougou, les professionnels de l’aquaculture burkinabè viennent de franchir une étape décisive. Lors d’une réunion technique, ils ont officiellement validé une série de documents clés conçus pour donner une nouvelle impulsion au secteur. Parmi ces outils, on retrouve un diagnostic complet du secteur, une feuille de route dédiée à l’investissement et un guide pratique destiné aux acteurs publics comme privés. Ces documents serviront de référence pour orienter les politiques nationales et les projets d’envergure dans le domaine de l’aquaculture.

Cette initiative s’intègre pleinement dans le cadre du programme Sahel RESILAND, une démarche régionale visant à renforcer la résilience des populations sahéliennes. En ciblant la gestion durable des sols, la préservation des ressources hydriques et la restauration des écosystèmes dégradés, ce programme cherche à diversifier les activités économiques locales. Son ambition ultime ? Créer des emplois et améliorer les conditions de vie des communautés rurales.

L’un des piliers majeurs de cette stratégie repose sur la production de connaissances fiables. Ces données permettront d’éclairer les décisions publiques, d’anticiper les besoins futurs et de proposer des solutions adaptées aux réalités du terrain. Dans cette optique, le Burkina Faso s’inscrit dans l’initiative Africa Sustainable Aquaculture, aux côtés du Mali, du Niger et du Tchad. Ce projet vise à élaborer des diagnostics approfondis par pays et à tracer des trajectoires d’investissement durables pour le secteur halieutique.

Les travaux réalisés ont permis de cartographier avec précision les forces et les faiblesses de la filière aquacole burkinabè. Les résultats révèlent un potentiel inexploité, mais aussi des obstacles structurels à lever. En réponse, une feuille de route stratégique a été définie, identifiant les priorités, les besoins en financement et les modalités de mise en œuvre. Un guide opérationnel a également été conçu pour accompagner les porteurs de projets, qu’ils soient publics ou privés.

Lors de l’événement, Issiaka Zouri, Chargé d’études au Secrétariat général du ministère de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, a salué l’engagement collectif des acteurs impliqués. Il a mis en avant l’alignement parfait de cette démarche avec les objectifs nationaux, notamment ceux portés par l’Offensive agropastorale et halieutique. Pour lui, le Burkina Faso bénéficie de ressources hydriques abondantes et d’un potentiel halieutique encore largement inexploité. La concrétisation de ces orientations devrait, selon ses termes, booster la production locale, sécuriser l’approvisionnement alimentaire et offrir de nouvelles perspectives économiques aux jeunes et aux femmes.