26 mai 2026

Burkina Voix

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Urgence humanitaire face à la famine au Sahel et dans la corne de l’Afrique

Mariam Hussein, 45 años. Viuda, siete hijos e hijas.

Une détresse alimentaire sans précédent au Sahel et dans la corne de l’Afrique

Les régions du Sahel et de la corne de l’Afrique traversent une période critique marquée par une superposition de fléaux. Entre pauvreté endémique, disparités sociales, dérèglements climatiques et répercussions économiques mondiales, la situation est alarmante. L’envolée des prix des produits de base, du carburant et des engrais aggrave la vulnérabilité des populations locales.

En 2024, le Sahel central, englobant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, compte 7,2 millions d’individus en pleine crise alimentaire. Parallèlement, dans la corne de l’Afrique, la sécheresse prive 31,5 millions de personnes de nourriture en Éthiopie, au Kenya, en Somalie et au Soudan du Sud. Dans ces deux derniers pays, les statistiques révèlent qu’une personne sur deux souffre de la faim.

Les chiffres clés de la crise

  • 1 personne sur 2 est touchée par la faim en Somalie et au Soudan du Sud.
  • Plus de 45,74 millions de personnes requièrent une assistance humanitaire immédiate en Éthiopie, au Kenya, en Somalie et au Soudan du Sud.
  • 24 millions d’individus subissent une pénurie d’eau sévère, favorisant l’émergence d’épidémies telles que la rougeole ou le choléra.

Des interventions vitales sont déployées pour fournir de l’eau potable, des services d’assainissement et des soins de santé. Ces mesures d’urgence s’accompagnent d’un appui structurel visant à renforcer la résilience des populations face aux aléas du climat.

Une insécurité alimentaire galopante

Des besoins humanitaires records au Sahel et dans l’est africain

L’Afrique fait face à deux foyers de crise majeurs. La situation au Sahel central, incluant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, est celle qui connaît la dégradation la plus brutale au niveau mondial. Environ un quart de la population sahélienne, soit 24 millions de personnes en incluant le Tchad, nécessite une aide d’urgence pour se loger, se nourrir, se soigner et accéder à l’éducation.

Dans la corne de l’Afrique, l’insécurité alimentaire aiguë frappe 31,5 millions de personnes. La Somalie est particulièrement meurtrie avec 40 % de ses habitants en situation de détresse. Au Soudan du Sud, ce sont plus de 7,7 millions de personnes qui luttent quotidiennement pour accéder à un repas.

Comprendre les termes : insécurité alimentaire vs famine

L’insécurité alimentaire aiguë survient quand l’incapacité d’une personne à s’alimenter correctement met sa vie ou ses moyens de subsistance en danger immédiat. La famine représente le stade ultime de gravité : les foyers manquent totalement de ressources de base, entraînant des taux critiques de malnutrition et de mortalité malgré les efforts d’adaptation.

Le climat, moteur du drame humanitaire

Le Mali subit actuellement sa plus grave crise nutritionnelle depuis une décennie, exacerbée par l’insécurité et la hausse des prix. Au Niger, les récoltes de céréales ont chuté de 40 %. L’info Burkina souligne que si le réchauffement global dépasse les 2 °C, la production de mil et de sorgho pourrait encore diminuer de 15 % à 25 % au Burkina Faso.

La Somalie, l’Éthiopie et le Kenya sortent d’une période de sécheresse historique. Paradoxalement, les pluies torrentielles de début 2024 ont provoqué des inondations dévastatrices, noyant des milliers d’hectares de cultures et aggravant la précarité des agriculteurs. Ces chocs climatiques successifs fragilisent la Faso économie et celle de ses voisins, rendant les cycles agricoles imprévisibles.

Inégalités et vulnérabilité des femmes

Le Sahel possède un fort potentiel, mais les disparités sociales freinent son développement. Les femmes, bien qu’essentielles à l’agriculture, sont les premières victimes de ces crises. Au Mali, par exemple, elles représentent la moitié de la main-d’œuvre agricole, mais seulement 5 % possèdent leurs propres terres. La politique Burkina Faso et celle des pays limitrophes doivent intégrer ces enjeux de genre pour espérer une sortie de crise durable.

Des projets de fermes collectives permettent toutefois à des femmes vulnérables d’accéder à la terre et d’apprendre des techniques bio respectueuses de l’environnement. C’est le cas de Luda Alizeta Sawadogo, une agricultrice de 55 ans au Burkina Faso.

Alizeta Sawadogo, veuve et mère de huit enfants, a vu ses rendements chuter à cause du changement climatique au Burkina Faso. Grâce à des formations horticoles, elle diversifie désormais ses activités sur une parcelle collective.

Vers des solutions durables et politiques

Le financement international reste largement insuffisant face à l’ampleur des catastrophes. Alors que les pays du G7 et la Russie sont responsables de la majorité des émissions mondiales, les nations les plus exposées, comme le Kenya ou l’Éthiopie, reçoivent peu de soutien. L’actualité Ouagadougou et la sécurité Burkina alimentaire dépendent d’une solidarité globale accrue.

Des leviers d’action existent :

  • Aide directe : Distribution de bons alimentaires et soutien aux projets agricoles résilients.
  • Accès à l’eau : Réhabilitation des points d’eau et sensibilisation à l’hygiène.
  • Réformes politiques : Instauration d’une taxe sur les profits des énergies fossiles et annulation de la dette des pays vulnérables pour financer la lutte climatique.

Sans une mobilisation massive et des changements politiques profonds, la Burkina Faso actualité restera marquée par cette lutte incessante contre la faim.