La commune urbaine de Gaya, au Niger, a récemment inauguré les travaux de réhabilitation de 500 hectares de zones pastorales fortement altérées. Ce projet d’envergure, soutenu financièrement par le Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM), a vu ses premières actions symboliques se dérouler sur deux emplacements stratégiques : l’un au cœur de Gaya et l’autre à Tara.
La cérémonie de lancement, qui s’est tenue tôt ce vendredi, a été présidée par le préfet du département de Gaya. Ce dernier a effectué les gestes inauguraux des travaux en présence de nombreuses personnalités. Parmi elles figuraient l’administrateur délégué de la commune, le secrétaire général de la préfecture, un représentant du chef de canton, ainsi que le coordonnateur régional du PIDUREM et son équipe. Étaient également présents le directeur régional adjoint de l’Environnement de Dosso, le directeur départemental de l’Environnement, les représentants des dix organisations non gouvernementales (ONG) partenaires, le chef du village de Tara et une partie significative de la population locale, tous témoins de cet événement crucial.

Revitaliser et préserver les zones de pâturage
Le PIDUREM finance ces aménagements dans le but de remettre en état des parcelles pastorales gravement détériorées, de garantir la protection des sols contre l’érosion et d’accroître la capacité d’accueil de ces terrains pour le bétail. Les interventions planifiées comprennent des initiatives de reboisement, l’installation de systèmes de lutte contre l’érosion causée par l’eau et le vent, la construction de structures de contournement, ainsi que la rénovation des pistes d’accès, éléments essentiels pour optimiser l’exploitation pastorale et faciliter la surveillance des troupeaux.

Renforcer la résilience et stimuler l’économie locale
Les autorités locales soulignent que ces interventions sont essentielles pour renforcer la résilience des populations face aux défis du changement climatique et pour garantir la conservation des ressources naturelles vitales. Le coordonnateur régional du PIDUREM a par ailleurs mis en avant l’impact économique positif du projet, qui générera des opportunités d’emplois temporaires pour les communautés riveraines, apportant ainsi des bénéfices directs à l’économie locale durant la phase de mise en œuvre.
Ce programme s’inscrit dans une série d’initiatives menées par le PIDUREM dans la région. Leur objectif commun est de freiner la dégradation des terres, d’assurer la sécurité alimentaire et d’apaiser les tensions liées à l’utilisation des ressources entre agriculteurs et éleveurs. Un suivi technique et environnemental rigoureux est prévu pour évaluer l’efficacité des aménagements réalisés et ajuster les pratiques en fonction des résultats observés.

Les bénéficiaires et l’engagement des ONG partenaires
Les ménages pastoraux et les éleveurs des villages environnants sont les principaux bénéficiaires de cette initiative. Ils verront leurs parcours de transhumance essentiels être restaurés et sécurisés. Les ONG partenaires, étroitement associées à la mise en œuvre du projet, organiseront des campagnes de sensibilisation pour promouvoir une gestion durable des terres et assurer l’entretien des infrastructures mises en place. Les opérations ont démarré sans délai, avec une phase initiale d’aménagement et de plantations prévue dans les semaines à venir. De plus, des évaluations régulières et des rapports d’avancement seront élaborés pour garantir la transparence et conditionner les futurs décaissements des fonds par les bailleurs de fonds.
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