13 mai 2026

Tchad, Cameroun et Centrafrique unissent leurs efforts pour une logistique numérique en afrique centrale

Un accord historique pour une logistique 4.0 en Afrique centrale

Le Bureau national du fret terrestre du Tchad, aux côtés de ses homologues du Cameroun et de la République centrafricaine, a officialisé un pacte ambitieux visant à transformer les corridors commerciaux d’Afrique centrale d’ici 2030. Cette alliance stratégique marque un tournant décisif dans la modernisation des échanges transfrontaliers.

Une vision commune pour des frontières numériques

Cet engagement tripartite repose sur un objectif clair : réinventer le transport et le transit des marchandises grâce à l’adoption massive des outils digitaux. Les trois nations s’engagent à dématérialiser l’ensemble des procédures administratives liées au fret, réduisant ainsi les lourdeurs bureaucratiques qui ralentissent actuellement les flux logistiques.

Des retombées immédiates et structurelles

Les gains escomptés sont multiples :

  • Une fluidité accrue des opérations douanières et portuaires, avec des délais de transit significativement raccourcis ;
  • Une traçabilité renforcée des marchandises, limitant les risques de fraude et de pertes ;
  • Un cadre logistique sécurisé, propice à l’attractivité des investissements étrangers ;
  • Une intégration économique régionale approfondie, alignée sur les standards internationaux.

Les acteurs clés livrent leur vision

Saleh Youssouf Erda, directeur général du BNFT, a salué cette initiative comme « une réponse concrète aux défis de la mondialisation ». Il précise : « Dans un écosystème où le numérique dicte sa loi, cette digitalisation n’est pas un luxe, mais une nécessité. Elle garantit non seulement la protection des marchandises, mais aussi une célérité sans précédent dans leurs déplacements. »

Du côté centrafricain, un haut responsable du ministère des Transports a souligné l’impact sociétal de ce projet : « Au-delà des gains économiques, cet accord est un levier de développement social. En simplifiant les formalités, il offre aux petits commerçants comme aux grands groupes une égalité d’accès aux marchés régionaux. »

Un calendrier réaliste et des perspectives prometteuses

Le calendrier prévoit une mise en œuvre progressive des outils digitaux, avec des échéances précises pour chaque phase. Les premières retombées devraient se faire sentir dès 2025, avec une généralisation prévue à l’horizon 2030. Les trois pays tablent sur une hausse de 30 % du volume des échanges d’ici cette date, grâce à la suppression des goulots d’étranglement logistiques.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des infrastructures africaines, où le numérique devient le socle d’une économie plus compétitive et résiliente.