Les relations entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre Ousmane Sonko sont marquées par des tensions. Ce dernier, limogé de ses fonctions le 22 mai, a été élu président de l’Assemblée nationale seulement quatre jours plus tard, ouvrant une nouvelle séquence politique.
Deux blocs s’opposent désormais autour d’une réforme constitutionnelle : l’exécutif et le législatif, ce que certains qualifient de véritable « choc des institutions ».
Le 29 juin, l’Assemblée nationale, où le parti Pastef dirigé par Ousmane Sonko détient 130 sièges sur 165, a adopté une proposition de révision constitutionnelle. Cependant, en préambule, le garde des Sceaux Moussa Sarr a précisé que son adoption serait soumise à un référendum.
Transformation de l’architecture institutionnelle
Le texte est fortement contesté. Les quatre amendements proposés par le gouvernement ont été rejetés par la commission des lois. L’examen précédant le vote s’est déroulé dans une atmosphère tendue : les députés de l’opposition ont quitté l’hémicycle en signe de protestation.
« Cette réforme, portée par la majorité issue du
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