10 juin 2026

Burkina Voix

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Report des épreuves du gce 2026 au Cameroun après une fuite sur internet

Le GCE 2026 perturbé par une fuite massive sur les réseaux sociaux

La ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga, a annoncé le report des épreuves écrites du General Certificate of Education (GCE) 2026. Cette décision intervient après la diffusion non autorisée de sujets confidentiels sur Internet, compromettant l’intégrité des examens prévus du 8 au 18 juin.

Les nouvelles dates retenues pour les épreuves concernées sont fixées du lundi 22 juin au jeudi 2 juillet 2026. Les examens techniques et professionnels ne sont pas impactés et se déroulent normalement selon le calendrier initial. Une enquête a été ouverte pour identifier les responsables de cette fuite et renforcer les mesures de sécurité.

Le ministère appelle les 208 761 candidats à rester calmes et à profiter de ces deux semaines supplémentaires pour approfondir leurs révisions.

Un faux document circule sur les réseaux

Une information erronée a circulé dimanche, prétendant que la ministre revenait sur sa décision de reprogrammer les épreuves. Après vérification, ce document s’est avéré être un faux. La reprogrammation, validée par Nalova Lyonga, reste donc en vigueur.

Les candidats sont invités à se présenter comme prévu dans leurs centres d’examen ce lundi 9 juin. Au Cameroun, la fuite de sujets d’examens sur les réseaux sociaux, surnommée localement « l’eau », est un phénomène récurrent qui menace la crédibilité des diplômes nationaux comme le Baccalauréat ou le GCE.

Des mesures renforcées contre la fraude

Les plateformes WhatsApp et Telegram sont les principaux canaux de propagation de ces fuites, où des sujets complets, parfois accompagnés de corrigés, sont partagés en début de matinée avant les épreuves. Ces incidents obligent régulièrement les autorités à reporter ou reprogrammer des sessions pour préserver l’équité entre les candidats.

Les enquêtes menées révèlent des failles dans la chaîne logistique : de la sélection des sujets à leur impression et distribution. Des complicités internes, impliquant parfois des enseignants ou du personnel administratif, sont régulièrement mises en cause. Face à cette situation, des solutions technologiques comme les QR codes et la numérisation des épreuves ont été introduites pour sécuriser davantage le processus.