26 mai 2026

Burkina Voix

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Rapport biennal de l’OMS au Burkina : des progrès sanitaires majeurs révélés

Rapport biennal de l’OMS au Burkina Faso : des avancées sanitaires majeures pour renforcer la résilience et l’accès aux soins

Le rapport biennal 2024–2025 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Burkina Faso révèle des progrès significatifs dans un contexte complexe, marqué par des enjeux sécuritaires, humanitaires et climatiques persistants.

Parmi les réalisations phares de cette période figure l’extension du vaccin antipaludique à l’ensemble des 70 districts sanitaires du pays, une mesure cruciale pour protéger les enfants contre cette maladie endémique. Le rapport souligne également le déploiement du package WHO PEN dans six districts, une initiative renforçant la prise en charge des maladies non transmissibles au niveau des soins primaires.

Une avancée réglementaire majeure a été enregistrée avec l’adoption du décret antitabac, interdisant la consommation de tabac dans les lieux publics et les transports en commun. Cette mesure illustre l’engagement du Burkina Faso en faveur de la promotion de la santé publique et de la réduction des risques sanitaires évitables.

Les interventions soutenues par l’OMS dans la lutte contre le paludisme ont permis de sauver des vies à grande échelle : plus de 5 millions d’enfants ont bénéficié de la chimioprévention saisonnière du paludisme, tandis que près de 15 millions de moustiquaires imprégnées ont été distribuées sur l’ensemble du territoire.

Dans les zones les plus vulnérables et difficiles d’accès, l’OMS a garanti la continuité des soins grâce à la mise en place de postes de santé avancés et de cliniques mobiles. Par ailleurs, 58 tonnes de médicaments et équipements médicaux ont été acheminées pour répondre aux besoins des populations les plus fragiles.

Le rapport met en avant des progrès structurants dans les systèmes d’information sanitaire, avec notamment l’adoption de la Classification Internationale des Maladies (CIM-11) dans quatre hôpitaux de référence. Cette étape est essentielle pour améliorer la qualité des données, renforcer la surveillance épidémiologique et optimiser les décisions cliniques.

Ces avancées reflètent la résilience croissante du système de santé burkinabè, tout en mettant en lumière les priorités à consolider pour les prochains cycles programmatiques. Une dynamique qui place le Burkina Faso comme un acteur clé en matière de santé publique en Afrique de l’Ouest.