26 mai 2026

Burkina Voix

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Ousmane Sonko maintient le cap sur la législation anti-homosexualité et dénonce les pressions occidentales

Le Premier ministre sénégalais affiche une position intransigeante à l’Assemblée nationale

Ce vendredi 22 mai, lors de sa cinquième intervention devant les parlementaires pour répondre aux questions d’actualité, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole pour défendre avec détermination la politique de son gouvernement. Au cœur des débats, la législation renforçant les sanctions contre les actes homosexuels au Sénégal a fait l’objet d’une mise au point sans équivoque de la part du chef de l’exécutif.

Alors que plus d’une centaine d’interpellations ont été recensées au cours des trois derniers mois et que des voix intellectuelles s’étaient élevées pour demander un moratoire sur l’application du texte, Ousmane Sonko a balayé toute idée de suspension. Pour le leader du Pastef, la priorité reste la lutte contre ce qu’il qualifie de « prolifération du phénomène ».

Une justice implacable pour tous

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’une application « totale, impersonnelle et parfaite » de la réglementation en vigueur. Il a notamment précisé qu’aucun privilège ne serait accordé, affirmant qu’il ne s’agissait pas de protéger des personnalités influentes ou des « gros poissons », en dépit des arrestations récentes touchant des individus proches de sa propre sphère.

Face aux vagues de contestations internationales, Ousmane Sonko s’est montré particulièrement critique envers les nations occidentales. Il a pointé du doigt les réactions provenant de l’étranger, citant spécifiquement les tensions observées en France. Pour lui, ces critiques s’apparentent à une forme de « tyrannie » cherchant à imposer des modèles sociétaux par le biais d’une influence médiatique mondiale.

Vers un possible durcissement de la loi

« S’ils ont opté pour ces pratiques, c’est leur problème, mais nous n’avons pas de leçon à recevoir d’eux », a-t-il martelé devant les députés. Le chef du gouvernement a conclu son intervention en laissant la porte ouverte à une sévérité accrue : si les circonstances l’exigent, les dispositions législatives actuelles pourraient être encore renforcées à l’avenir.