26 mai 2026

Burkina Voix

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Ousmane Sonko exprime son désaccord sur la gestion des fonds politiques au Sénégal

Le climat était électrique ce vendredi 22 mai 2026 au sein de l’Assemblée nationale. Lors d’une séance consacrée aux questions d’actualité, le Premier ministre Ousmane Sonko a affiché une divergence de vues notable avec le président de la République concernant l’épineux dossier des fonds politiques.

Le chef du Gouvernement a été catégorique devant les députés : selon lui, le chef de l’État a commis une maladresse sur ce point précis. « Je ne partage pas sa vision sur cette problématique », a martelé Ousmane Sonko, tout en exprimant son souhait de voir la présidence réviser sa position actuelle.

Un combat de longue date pour la transparence

Pour le Premier ministre, cette exigence de surveillance des deniers publics n’est pas nouvelle. Il a tenu à rappeler que la régulation de ces ressources est au cœur de son engagement politique depuis plus d’une décennie. Ousmane Sonko a précisé que ce débat était déjà porté par son mouvement en 2014, puis intégré à son programme en 2019 et 2024.

L’objectif affiché est clair : respecter la promesse faite aux citoyens du Sénégal qu’aucune ressource financière de l’État ne puisse être utilisée sans un mécanisme de vérification rigoureux.

Encadrer plutôt que supprimer

Le chef du Gouvernement a toutefois apporté une nuance importante. Il ne s’agit pas de supprimer intégralement ces enveloppes spéciales, mais de les soumettre à une supervision stricte, en s’inspirant notamment du modèle de contrôle en vigueur en France. « Nous n’avons jamais suggéré au Président l’abolition totale de ces fonds, mais leur contrôle est impératif », a-t-il détaillé.

Enfin, Ousmane Sonko a balayé les rumeurs suggérant que cette réforme viserait à transférer ces budgets vers ses propres services. Il a rappelé que la Primature bénéficie déjà d’une dotation supérieure à un milliard de francs CFA. Pour lui, l’enjeu est avant tout moral et démocratique, afin de mettre fin à l’idée que ces sommes servent au clientélisme politique. Chaque centime public doit, selon lui, pouvoir être justifié.