2 septembre 2026

Burkina Voix

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Ousmane Sonko dénonce l’accord FMI-Sénégal : manque de transparence et risques pour les sénégalais

Ousmane Sonko dénonce l’accord FMI-Sénégal : manque de transparence et risques pour les Sénégalais

Ousmane Sonko - Président de l'Assemblée nationale

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a vivement réagi à l’annonce d’un nouvel accord financier entre le FMI et le Sénégal. Alors que Dakar et le Fonds monétaire international mettent en avant une coopération technique, Sonko souligne l’absence de détails concrets et interpelle le gouvernement sur ses engagements réels.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Ousmane Sonko rappelle qu’un accord de plus de 2 milliards de dollars, soit près de 1 245 milliards de francs CFA, a été conclu pour soutenir le budget sénégalais. Pourtant, malgré les déclarations officielles, aucun élément précis n’est disclosed concernant les conditions imposées au pays ni les réformes structurelles prévues.

L’ancien Premier ministre insiste sur plusieurs points critiques :

  • Quels engagements précis le Sénégal prend-il en matière de gestion de sa dette publique ?
  • Quelles réformes sont envisagées pour assurer la viabilité des finances publiques et protéger les ménages vulnérables ?
  • Comment seront mobilisées les ressources intérieures et rationalisées les dépenses ?
  • Qu’en est-il des audits internationaux de la dette, pourtant exigés lors des précédentes négociations ?

Pour Ousmane Sonko, ces questions concernent directement les citoyens sénégalais, qui subiront seuls les conséquences de ces décisions. Il rappelle que les engagements pris par le gouvernement seront intégrés dans la loi de finances rectificative ou le budget 2027, dont le débat parlementaire est prévu pour octobre 2026.

Transparence exigée : Sonko réclame la publication du mémorandum

Ayant participé aux discussions entre le Sénégal et le FMI, Ousmane Sonko dénonce un manque de clarté dans les termes de l’accord. Il exige la publication intégrale du mémorandum de politiques économiques et financières, document clé validé par les deux parties, afin d’éclairer l’opinion publique.

En cas de refus, il demande au gouvernement de transmettre ce document à l’Assemblée nationale, instance représentative du peuple. Pour lui, sans cette transparence, le débat démocratique reste incomplet :

  • Soit le mémorandum est rendu public pour un débat citoyen éclairé ;
  • Soit il est soumis aux députés pour examen avant toute adoption.

« Ce genre de négociation, sanctionné par un projet de mémorandum, ne doit pas se faire dans l’opacité. Les Sénégalais méritent de savoir à quoi s’engage leur pays », déclare-t-il.

Un accord contesté, des réformes à venir

Ousmane Sonko met en garde contre les erreurs du passé, évoquant des orientations qui, selon lui, reproduisent les mêmes logiques de déséquilibres économiques. Il pointe notamment la nécessité de préserver les services publics essentiels tout en garantissant une croissance inclusive.

Alors que le gouvernement présente cet accord comme une bouffée d’oxygène pour l’économie sénégalaise, Sonko appelle à la vigilance. Pour lui, les choix budgétaires à venir pourraient peser lourdement sur les populations, sans garantie de résultats concrets.

« Les engagements pris aujourd’hui engageront les générations futures. Il est temps d’ouvrir le débat et de rendre des comptes », conclut-il.