Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a exprimé une vive opposition face à ce qu’il qualifie de pressions internationales concernant les orientations sociétales de son pays. Lors d’une intervention devant l’Assemblée nationale le vendredi 22 mai, le chef du gouvernement a fustigé une volonté de certains pays de dicter leur vision culturelle.

Une opposition frontale aux influences extérieures
Ousmane Sonko a fermement rejeté toute ingérence dans les affaires intérieures sénégalaises, particulièrement sur la question des relations entre personnes de même sexe. Il a pointé du doigt une « tyrannie » exercée par un groupe restreint de nations cherchant à universaliser leurs propres standards de civilisation à travers leur puissance médiatique et politique.
Le dirigeant a notamment ciblé les réactions provenant de France, estimant que le Sénégal n’a aucune recommandation à recevoir de l’étranger sur ses choix de société. Pour lui, les pratiques adoptées ailleurs relèvent de la souveraineté de ces pays, tout comme les lois sénégalaises relèvent de la sienne.
Application stricte de la nouvelle législation
Cette prise de position intervient alors que le Sénégal a récemment renforcé son arsenal juridique. Une nouvelle loi, promulguée le 31 mars par le président Bassirou Diomaye Faye, prévoit désormais des peines d’emprisonnement allant de cinq à dix ans pour les actes homosexuels. Ce texte vient doubler les sanctions qui étaient jusqu’alors en vigueur dans le pays.
Le Premier ministre a été on ne peut plus clair : aucun moratoire ne sera accordé concernant l’application de ces mesures. Au contraire, Ousmane Sonko a laissé entendre que si la situation l’exigeait, le cadre législatif pourrait être encore plus sévère à l’avenir, réaffirmant ainsi la volonté de l’exécutif de protéger les valeurs traditionnelles du pays.
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