Alors que l’Europe célèbre les droits LGBTQIA+, le Sénégal vient de franchir une étape dramatique avec une loi anti-LGBTQIA+ renforcée par le président Bassirou Diomaye Faye. Les peines pour les actes qualifiés de « contre nature » passent de 5 à 10 ans d’emprisonnement, tandis que les amendes explosent, atteignant désormais 10 millions de francs CFA, soit plus de 15 000 euros. Un texte adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale le 11 mars 2026, transformant un projet présenté comme une mesure de « souveraineté » en une machine de répression.
Cette décision survient dans un contexte où 31 des 54 pays africains criminalisent déjà l’homosexualité, mais le Sénégal, autrefois perçu comme un bastion de stabilité, s’aligne désormais sur les régimes les plus répressifs du continent.