(FILES) Schoolchildren leave a minibus as they arrive at the local Governor's office in Minna on December 8, 2025. Around a hundred schoolchildren who were abducted last month by armed men from a Catholic school have arrived at the government headquarters in Minna, the capital of Niger State in central-northern Nigeria, as observed by AFP journalists on Monday. However, the fate of the 165 others abducted with them remains unknown. The students, mostly aged between 10 and 17, arrived in five white buses escorted by about ten military and armored vehicles and were received by Niger State Governor Mohammed Umaru Bago. (Photo by Light Oriye Tamunotonye / AFP)
des centaines de nigérians enlevés par boko haram enfin libérés
L’armée nigériane a annoncé samedi la libération de 360 personnes détenues par le groupe djihadiste Boko Haram dans le nord-est du pays. Malheureusement, deux nourrissons ont succombé à l’épuisement après des mois de captivité dans des conditions extrêmes.
une opération militaire ou une négociation secrète ?
Les autorités militaires nigérianes ont d’abord évoqué une opération de leurs forces, menée grâce à des renseignements et à des actions psychologiques pour semer la discorde au sein des groupes armés. Selon leur communiqué, les victimes étaient détenues dans des conditions précaires après avoir été enlevées dans plusieurs localités, notamment près de Ngoshe, un village frontalier du Cameroun.
Pourtant, des sources locales, dont Samaila Kaigama, président de la Borno South Youth Alliance (BOSYA), affirment avoir négocié la libération de 416 femmes et enfants, tous originaires de Ngoshe. Le sénateur Mohammed Ali Ndume a confirmé cette libération, sans préciser les modalités exactes.
des rançons versées en secret ?
Boko Haram et d’autres groupes armés nigérians, comme les « bandits » ou les séparatistes, pratiquent régulièrement les enlèvements de masse pour obtenir des rançons. Selon un rapport de SBM Intelligence, plus de 1,66 million de dollars ont été versés entre juillet 2024 et juin 2025 à ces groupes. Les autorités nigérianes démentent officiellement tout paiement de rançon, bien que des observateurs estiment que ces transactions pourraient être une pratique courante, impliquant à la fois l’État et les familles des victimes.
une région sous emprise djihadiste depuis 2009
Depuis plus de quinze ans, le nord-est du Nigeria est ravagé par une insurrection djihadiste menée d’abord par Boko Haram, puis par l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap). Cette crise a provoqué des milliers de morts et des millions de déplacés, plongeant la région dans une instabilité chronique. Le village de Ngoshe, situé dans les collines de Gwoza, un bastion historique de Boko Haram, reste particulièrement exposé aux attaques des combattants islamistes.
Les libérations de samedi, bien que partielles, redonnent un peu d’espoir aux familles des victimes, mais la menace persiste dans une zone où la sécurité reste précaire.
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