18 juillet 2026

Burkina Voix

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M23 devient le principal groupe armé le plus violent dans l’est du Congo

Le M23 dépasse tous les groupes armés en brutalité dans l’est du Congo

Le mouvement rebelle du M23 a retrouvé en juin son statut de faction la plus meurtrière dans l’est de la République démocratique du Congo, selon les chiffres publiés par le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Au moins 114 civils ont péri sous ses coups durant ce mois, marquant un pic de violence depuis décembre 2025.

Une escalade meurtrière dans les territoires de Masisi et Rutshuru

Les nouvelles offensives du M23 dans les régions de Masisi et Rutshuru ont ciblé des civils suspectés de soutenir les groupes rivaux comme les Wazalendo ou les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Résultat : 48 cadavres ont été découverts dans le village de Bibwe, principalement victimes d’éclats d’obus lors d’affrontements intenses.

Des personnes arrêtées par les rebelles de l’AFC/M23 à Goma

Des chiffres qui masquent une réalité complexe

Le KST a recensé un total de 247 incidents sécuritaires en juin dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, soit une baisse de 19 % par rapport à mai. Pourtant, cette diminution globale masque une recomposition de la violence, avec une intensification des combats initiés par le M23, responsable à lui seul de 40 % des affrontements documentés.

Les autres groupes armés sous la loupe

  • Codeco : La milice a annoncé sa transformation en mouvement politico-militaire, cherchant une reconnaissance officielle et une réduction de ses divisions internes.
  • ADF : Toujours actif, ce groupe a été responsable de 62 morts et 57 enlèvements en juin, étendant son influence jusqu’à la province du Haut-Uele.
  • CRP (Ituri) : Son activité a diminué après un cessez-le-feu unilatéral en mai, dans l’optique de négociations avec Kinshasa sous médiation ougandaise.

Un bilan accablant pour les populations civiles

En juin, le M23 a également perpétré 17 enlèvements, un chiffre alarmant qui souligne l’ampleur de la menace pesant sur les civils. Les opérations menées contre les FDLR et leurs alliés locaux ont laissé derrière elles des villages entiers décimés, comme à Bibwe. Ces violences s’ajoutent aux exactions commises par d’autres factions, plongeant l’est du Congo dans une crise humanitaire de plus en plus profonde.