30 mai 2026

Burkina Voix

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Ligue des champions : l’espoir renaît pour les supporters d’Arsenal vingt ans après

Le club d’Arsenal, sacré champion d’Angleterre, se prépare à disputer ce samedi 30 mai la seconde finale de Ligue des champions de son histoire. Deux décennies après l’échec douloureux vécu à Paris face au FC Barcelone, les Gunners ont rendez-vous à Budapest. Ils y retrouveront le PSG, tenant du titre, avec l’ambition de soulever enfin la Coupe aux grandes oreilles et de réaliser un doublé historique Premier League-Ligue des champions. Vingt ans après l’époque glorieuse des Invincibles d’Arsène Wenger, le peuple rouge et blanc du nord de Londres se remet à rêver.

L'entraîneur d'Arsenal, Mikel Arteta, est porté en triomphe par les joueurs qui célèbrent leur titre de champion de Premier League après le match de football de Premier League anglaise entre Crystal Palace et Arsenal à Londres, en Angleterre, le dimanche 24 mai 2026.

De notre envoyé spécial à Londres,

Le 17 mai 2006 au Stade de France, la tristesse marquait les visages des joueurs d’Arsenal. Pendant vingt ans, le souvenir de cette finale perdue a hanté le club comme une plaie ouverte. Bernie, témoin de cette époque, n’aurait jamais imaginé patienter si longtemps pour revivre un tel événement. « On a l’impression qu’une éternité est passée. Nous pensions alors que c’était le prélude d’une domination européenne », confie-t-il. Malgré quelques parcours honorables jusqu’en quarts de finale, le club n’avait plus atteint ce stade. Aujourd’hui, l’effervescence avant le départ pour Budapest est totale.

Il aura fallu deux décennies de mutation, marquées par un déménagement de stade et des périodes de doutes, pour qu’Arsenal retrouve les sommets. Longtemps, les supporters ont dû se contenter de récits nostalgiques. Mais cette attente a pris fin avec l’arrivée de Mikel Arteta. L’entraîneur espagnol a su insuffler une nouvelle dynamique et redonner au club son identité de vainqueur.

« Deux décennies d’attente »

Au George, un établissement emblématique du nord de la capitale britannique, les générations de fans se rejoignent. Les anciens transmettent leur passion aux plus jeunes qui n’ont pas connu l’épopée de 2006. Pierre-Antoine, âgé de 10 ans lors de la finale contre Barcelone, se souvient à peine des Invincibles. « J’ai attendu ce moment toute ma vie. C’est mon père qui m’a transmis ce virus en me ramenant un maillot de Londres. Aujourd’hui, nous pouvons enfin partager cette émotion ensemble », explique-t-il avec émotion. Pour lui, peu importe le résultat final, le parcours réalisé cette saison est déjà exceptionnel.

Vingt ans plus tard, les couleurs d’Arsenal s’apprêtent à illuminer les tribunes d’une finale européenne. L’objectif est clair : chasser définitivement les démons du passé et permettre à cette nouvelle génération de s’installer durablement dans la légende du football.