Budapest a été le théâtre d’un exploit historique ce samedi 30 mai. Déjà sacrés l’an dernier après leur victoire contre l’Inter Milan, les joueurs du Paris Saint-Germain ont réussi l’exploit de conserver leur titre en finale de la Ligue des champions. Face à un bloc d’Arsenal extrêmement compact et discipliné, les hommes de Luis Enrique ont dû puiser dans leurs retranchements pour s’imposer au terme d’une séance de tirs au but haletante.
Un scénario initial défavorable pour les Parisiens
Le match a débuté de la pire des manières pour le club de la capitale. Dès la 6e minute, sur une action confuse où un dégagement parisien a rebondi sur le bras de Leandro Trossard, Kai Havertz s’est retrouvé seul face à Matveï Safonov. L’attaquant allemand, déjà décisif en finale par le passé, n’a pas tremblé et a fusillé le portier du PSG pour ouvrir le score.
Malgré ce coup du sort, le Paris Saint-Germain n’a pas abdiqué. Les offensives se sont multipliées, mais la défense londonienne, articulée autour de Gabriel et du Français William Saliba, a fait preuve d’une solidité remarquable. Saliba a notamment sauvé les siens grâce à un tacle salvateur dans la surface devant Désiré Doué, tandis que Gabriel privait Khvicha Kvaratskhelia d’une occasion nette de but.
Une domination territoriale enfin récompensée
La physionomie de la rencontre est restée fidèle aux styles des deux techniciens : un PSG monopolisant le ballon avec près de 80 % de possession, et des Gunners regroupés en défense, misant tout sur des contres rapides et une gestion du temps millimétrée. À la pause, Arsenal menait au score malgré une seule frappe cadrée et un nombre de passes historiquement bas pour une finale.
En seconde période, le verrou anglais a fini par montrer des signes de faiblesse. À la 65e minute, une faute de Cristhian Mosquera sur Khvicha Kvaratskhelia a offert un penalty aux Parisiens. Ousmane Dembélé, récent Ballon d’Or, a transformé la sentence avec sang-froid, ramenant les deux formations à égalité. Ce but a totalement relancé la partie, Khvicha Kvaratskhelia trouvant même le poteau quelques minutes plus tard sur une accélération foudroyante.
Matveï Safonov héroïque lors de la séance fatidique
La fin du temps réglementaire et les prolongations n’ont pas permis de départager les deux finalistes, malgré l’entrée dynamique de Bradley Barcola qui a multiplié les courses tranchantes. Épuisés, à l’image d’un Ousmane Dembélé perclus de crampes, les joueurs ont dû se résoudre à disputer la victoire aux tirs au but, une première en finale de C1 depuis dix ans.
Dans cet exercice, le Paris Saint-Germain a confirmé sa nouvelle maîtrise sous l’ère Luis Enrique. Bien que Nuno Mendes ait vu sa tentative stoppée, le gardien Matveï Safonov a endossé le costume de héros en repoussant le tir décisif de Gabriel, après un premier échec de l’Anglais Eze. Avec ce succès, le PSG devient le premier club français à compter deux Ligues des champions à son palmarès, s’installant définitivement au sommet de la hiérarchie du football européen.
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